Le blog de Nicolas Walder

  • La Suisse mérite un nouveau contrat social

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    A l’heure où notre pays et ses valeurs sont régulièrement détournés par les courants ultra-libéraux et néo-conservateurs pour légitimer leurs idéologies destructrices et que nos concitoyen.e.s, contraint.e.s de choisir entre la peste et le choléra, en viennent à déserter les urnes, les Verts entendent en ce jour de fête nationale défendre une vision progressiste, humaniste et responsable pour la Suisse en réclamant un renouveau du contrat social qui honorera l’esprit de nos fondateurs.

     

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  • Le 19 mai, n’oubliez pas l’urgence climatique !

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    Avant de déposer votre bulletin de vote dans l'urne le 19 mai, il est indispensable d'analyser les objets soumis au vote à travers le prisme de l'environnement dont la dégradation menace jusqu'à notre existence.

    Si au début des années 2000 nous pouvions encore, y compris à gauche, croire aux vertus de la baisse d'impôts pour les plus riches et de la croissance infinie, l'état de notre planète et l'urgence d'agir nous obligent désormais à remettre en question ces dogmes. Y compris lorsque l'on se penche sur la RFFA.

    Pensez à ces cadeaux fiscaux énormes et incontrôlables (patent box, R&D, …) que l’on s’apprête à offrir aux actionnaires des grandes entreprises multinationales y compris celles dont la production (pesticides, énergie fossile, nucléaire, …) accentue encore notre péril climatique; 

    Pensez à l’accueil de nouvelles entreprises pour compenser en partie ces pertes fiscales à l'aune de l'exiguïté de notre territoire, au bétonnage, à la densification, au bruit routier, à la crise du logement, à la pollution, à la pression sur les prestations publiques et à tous les éléments qui, dans votre quotidien, vous font dire que notre qualité de vie à baissé;

    Pensez à ces pays, souvent pauvres, privés de ressources légitimes par la cupidité de multinationales qui choisissent d’installer leur siège fiscal dans des ilots, à l’instar de notre canton, qui pratiquent le dumping fiscal;

    Pensez aux centaines de milliers de PME suisses qui, pour la plupart, ne payent pas d’impôts sur le bénéfice mais qui subiront de plein fouet la baisse des mandats des collectivités publiques, contraintes de faire des économies.

    Pensez à votre porte-monnaie qui devra s’ouvrir prochainement pour compenser en partie les quelques 400 millions que notre canton va perdre annuellement dans cette réforme et les plus de 2 milliards que la confédération devra économiser chaque année;

    Pour toutes ces raisons, je vous invite à vous poser la question de savoir si la RFFA est porteuse d’espoir ou si, comme je le crois, cette réforme s’apparente plus à une fuite en avant d’un système en bout de course.

    Et si, comme moi, vous arrivez à la conclusion que la RFFA n’est pas la solution, dites-vous que des alternatives concrètes existent :

    Pour la fédérale : introduire des incitations financière aux cantons afin de freiner la course à la baisse de la fiscalité des grandes entreprises, supprimer les niches fiscales trop larges et incontrôlables et introduire des déductions fiscales pour les seules entreprises et produits responsables

    Pour la cantonale : remplacer le taux de 13,99 par un taux tendant vers la neutralité fiscale (entre 15 et 16%), maintenir tout ou partie de l’impôt sur le capital et introduire des réductions fiscales réservées aux seules entreprises et produits responsables.

    Vous êtes conscients que l'urgence climatique implique des décisions courageuses? Alors je ne peux que vous inviter à voter 2x NON à RFFA le 19 mai !

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  • L’heure du choix a sonné !

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    Qu’est-ce que les Verts genevois ont en commun avec les dizaines de milliers de jeunes qui ont défilé dans les rues de Suisse, l’adolescente suédoise Greta Thunberg, l’ONU, la plupart des ONG, le GIEC, la quasi-totalité de la communauté scientifique et des milliers de personnalités à travers le monde ?

    Nous partageons ensemble la conviction – passablement étayée – que la situation de notre planète est le défi le plus gigantesque que l’humanité n’ait jamais eu à surmonter et que l’urgence climatique nous met aujourd’hui devant un choix cornélien : changer fondamentalement et très rapidement notre système économique et notre mode de consommation occidental ou accepter la disparition programmée à brève échéance de notre civilisation, voire de l’humanité.

    Est-ce du catastrophisme ? Malheureusement non.  La multiplication des catastrophes naturelles ainsi que les premiers effets visibles du réchauffement climatique dans notre pays - fonte massive des glaciers, fréquence des périodes de fortes chaleurs et sécheresses, météo de plus en plus capricieuse qui met en péril bon nombre d’exploitations agricoles et de zones résidentielles de montagne - sont là pour nous le rappeler. D’autant plus que ces constats sont largement étayés par des rapports scientifiques qui nous mettent en garde depuis plusieurs décennies contre les conséquences dramatiques du réchauffement climatique, de la chute de la biodiversité et de l’épuisement des ressources.

    Face à de tels enjeux, on se doit d’être honnête avec la population. L’urgence climatique ne nous laisse en effet plus le temps – on parle de 12 ans -  d’y répondre, comme par le passé, avec des belles promesses et quelques « mesurettes ».

    Pour inverser la tendance et donc donner une chance à nos petits-enfants de bénéficier d’une planète viable, nous devons dès aujourd’hui accepter de faire des choix courageux et difficiles. Ces décisions affecteront notre quotidien et notre rapport à la consommation ainsi que notre manière d’envisager la croissance, passant d’une vision purement quantitative à une approche plus qualitative qui privilégie les activités pauvres en CO2. Nous devrons bien sûr repenser notre rapport à la terre et réapprendre à mieux partager les richesses car en accréditant l’idée que les ressources sont limitées, on se doit d’en refuser l’accaparement par quelques « happy few ».

    Et s’il est raisonnable de dire que le monde entier est concerné et que ce n’est ni Genève ni la Suisse qui pourront, à elles seules, sauver la planète, ça ne peut pas être une excuse à la non-action. D’abord parce que les suisses comptent parmi les plus gros contributeurs au réchauffement climatique. Mais aussi et surtout parce que si chacun attend de l’autre le premier pas, on risque de tous disparaître avant que la moindre décision n’ait été prise.

    Nos jeunes qui manifestent pour le climat l’ont bien compris lorsqu’ils nous demandent d’arrêter avec la politique de l’autruche et d’agir avant qu’il ne soit trop tard.

    Ainsi, c’est parce que l’heure du choix a sonné et qu’il faut commencer cette année déjà à inverser la tendance que je vous invite à voter OUI le 10 février à l’initiative Stop mitage afin de renforcer la protection de notre territoire et NON le 19 mai à la RFFA afin de refuser une nouvelle fuite en avant vers cette croissance purement quantitative qui détruit notre planète.

  • Le mariage pour toutes et tous est au cœur des valeurs des Verts

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    Les récentes déclarations dans la Tribune de Genève d’une de nos membres, élue au Conseil Municipal de Meyrin, sont aux antipodes des valeurs fondamentales des Verts genevois et de leur programme.

    Le parti que je préside s’est en effet toujours battu pour le mariage pour toutes et tous et contre la conception archaïque et étriquée du couple que cette élue soutient. Pour les Verts, c'est justement parce que ce que les gens font au lit ne concerne pas L’État qu'il ne doit pas discriminer une forme d'amour par rapport à une autre. Les couples LGBTIQ doivent dès lors bénéficier de la même reconnaissance et des mêmes droits et devoirs qu'un couple hétérosexuel,  qu’il s’agisse du mariage civil, de l’adoption ou de l’accès à la procréation assistée.

    Si nous combattons actuellement la nouvelle loi sur la laïcité, c’est parce que nous n’acceptons pas les discriminations liées aux religions et cultures et parce que nous défendons la liberté de pouvoir choisir sa tenue vestimentaire, en lien ou non avec son appartenance religieuse.

    Et c’est aussi parce que nous refusons les discriminations liées au genre et à la sexualité que nous exigeons l’égalité salariale entre femmes et hommes ainsi que l’accès au mariage pour toutes et tous.

    La lutte contre les discriminations ainsi que contre toute forme de racisme, d’antisémitisme, de sexisme, d'homophobie et de transphobie est au cœur de nos valeurs et nous ne transigerons ni sur ce principe, ni sur la symétrie des causes.

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  • RIE III – la réforme doit être neutre fiscalement

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    N'en déplaise à ceux qui martèlent depuis deux jours qu’ ils n’ont pas réussi à faire comprendre les vrais enjeux à la population, le rejet de la RIE III par le peuple n’est de loin pas qu’une question de communication. Au contraire, si la population ne s’est pas laissée abuser par les sirènes alarmistes des pertes d’emplois, c’est qu’elle a bien compris que l’objectif principal de cette proposition de réforme était ailleurs. Et sur toutes les lèvres des partisans du NON à la RIEIII le même message: « Nous ne voulons pas payer pour l’octroi de cadeaux fiscaux supplémentaires aux grandes entreprises. »

     

    Au-delà de RIE III, ce message envoyé par la population démontre surtout que les citoyens peinent de plus en plus à croire encore au mirage néo-libéral des années Thatcher. Ils ont compris qu’outre l’aspect immoral d’une telle démarche, les cadeaux fiscaux accordés aux plus nantis ne faisaient qu’appauvrir notre pays.  Notre population peut constater au quotidien les conséquences dramatiques de ces politiques qui concentrent les richesses entre les mains de quelques-uns en laissant le fardeau de la lutte contre la précarité et pour la cohésion sociale du ressort des seules classes moyennes. 

    De plus en plus de PME réalisent aussi qu’elles sont utilisées par les organismes économiques aux mains des multinationales pour faire passer des réformes qui paupérisent la Suisse et les rendent moins compétitives. Elles ont compris que la baisse des mandats publics les touche directement et que cette course vers le bas, vers le moins-disant, est destructrice non seulement pour notre société mais aussi pour leurs affaires car elles ne reçoivent que les miettes de ces réformes libérales.

     

    Il est temps que la droite plus modérée se détache de ses tentations néo-libérales et s’émancipe des lobbys des grands groupes corporatistes pour revenir à la défense des intérêts socioéconomiques régionaux à moyen et long-terme. Cela implique de construire ensemble un tissus économique varié et durable, créateur d’emplois de qualité et respectueux de l’environnement.

    Il s’agit en premier lieu de repenser la RIEIII afin qu’elle soit débarrassée de toutes les niches fiscales et qu’elle arrête un taux d’imposition plancher qui ne favorise pas le dumping avec l’étranger et limite la concurrence fiscale entre cantons.

    C’est la seule façon de répondre aux citoyens qui ont exigé dimanche que cette réforme ne leur coûte rien, ni en augmentation d’impôts, ni en baisse de prestations !

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