• mais c'est quoi un entrepreneur social ?

    Imprimer

    Au vu de la réaction de mes amis de l'entente carougeoise, il semblerait que la fonction d'entrepreneur social ne soit pas encore très claire. A leur décharge, c'est vrai que c'est assez éloigné de cette vision doctrinaire et univoque de l'économie qui est bien répendue au sein de la droite.

    Alors voici un petit rappel :

    L'entrepreneur social se dit d'un responsable d'institution faisant partie de ce que l'on nomme l'économie sociale et solidaire. Celle-ci a pour caractéristique de placer l'être humain au centre de ses initiatives et de ses pratiques. Elle repose sur des dynamiques participatives et démocratiques basées sur le respect de critères éthiques, sociaux et écologiques. Ses membres sont à but non lucratif ou à lucrativité limitée et combinent l'engagement social à l'initiative économique.

    En gros, tout le contraire des actions des anciens dirigeants de l'UBS  pour qui l'existence d'une charte éthique n'était qu'un outil marketing parmi d'autres afin de se faire passer pour responsables.

     

    Le développement des organisations sociales et solidaires, qu'il s'agisse de coopératives, d'associations, de fondations ou d'entreprises est actuellement en très forte progression. Il ne s'agit donc pas d'une lubie verte mais bien, n'en déplaise aux entrepreneurs non sociaux, d'une nouvelle forme d'organisation économique qui permet de réconcilier nos valeurs humanistes héritées des lumières avec un système économique respectueux de la libre entreprise.

     

    Pour plus d'infos,  je peux vous conseiller le site de la chambre de l'économie sociale et solidaire de Genève : www.apres-ge.ch

    Lien permanent Catégories : Genève 3 commentaires
  • Carouge la magnifique

    Imprimer
    photo_carouge_blog.jpg

    Carouge est une ville prospère, tolérante et pleine de vie. Elle fait pourtant aujourd'hui face à un double défi, directement lié à son succès.

    Le premier risque pour Carouge est de se transformer en lieu de fête permanent qui en exclurait ses habitants, obligés de s'exiler pour pouvoir se reposer. Quelque chose entre les Pâquis et Disneyworld. Ce risque préoccupe en ce moment le Conseil municipal qui étudie diverses possibilités de réduire les nuisances tout en préservant l'esprit de Carouge.

    Mais un deuxième risque beaucoup plus sournois pèse sur le devenir de Carouge. C'est ce que j'appellerai l'embourgeoisement. On transforme les échoppes en galeries qui n'ouvrent que quelques heures par semaine, permettant à leurs propriétaires de tuer l'ennui de leur condition de rentier. Les restaurants populaires deviennent des lieux chics et branchés que les Carougeois peuvent de moins en moins se payer. Les immeubles du vieux Carouge sont rénovés et convertis en appartements luxueux aux loyers exorbitants.

    Cela nous amène de nouveaux habitants qui ne supportent plus les nuisances sonores carougeoises. Les bruits du marché, de la Vogue, des bistrots, les cris des enfants. Jusqu'aux cours intérieures qui ressemblent de plus en plus à des salles d'exposition.

    Pour que Carouge la magnifique ne se transforme ni en Eurodisney, ni en une cité dortoir à l'image de Champel, il faut que la commune devienne un acteur immobilier de premier plan de manière à pouvoir orienter le devenir de notre cité. Elle en a aujourd'hui enfin les moyens.

     

    Lien permanent Catégories : Carouge 0 commentaire