• Amnistie fiscale, de qui se moque-t-on?

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    Après avoir voté, année après année, des lois fiscales favorisant les hauts revenus et même souvent encourageant la fraude (secret bancaire, lutte contre l'harmonisation fiscale, ...), la droite genevoise au grand complet a décidé de frapper à nouveau un grand coup : offrir une amnistie fiscale aux fraudeurs de tout poil.

    Désormais, non seulement les fraudeurs du fisc ne seront pas poursuivis, mais ils recevront un bonus considérable pour leur fraude, soit 70% des sommes dues. Comme encouragement au crime, je n'aurais pas pu trouver mieux. C'est un peu comme si on offrait à un cambrioleur qui se dénoncerait non seulement l'immunité mais également la possibilité de conserver 70% de son butin !! Et tant pis pour les honnêtes citoyens (y compris certains très riches) qui, chaque année, payent consciencieusement leurs impôts.

    La droite n'a décidément plus aucune décence. Par son vote, elle offre une prime à la malhonnêteté, et cela sous le couvert de valeurs familiales (PDC) ou citoyennes (MCG), c'est une honte.

    Mais comment pourra-t-on encore enseigner le civisme aux jeunes générations ?

     

     

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  • Une parodie de débat public

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    Hier soir la majorité du Conseil administratif de Carouge nous a organisé un débat sur les caméras de surveillance dont elle seule a le secret. Sous couvert de démocratie, tout a été organisé avec un seul objectif : convaincre la population de l'utilité des caméras de surveillance à Carouge.

    Ils ont fait fi de la demande des pétitionnaires qui, par un acte citoyen fort, ont souhaité un vrai débat public sur le projet de caméras de surveillance. Un débat public qui consisterait à ce que les différents avis soient exposés et que les intervenants puissent débattre.

    Hier soir, non seulement la pétition n’a pas été présentée mais les pétitionnaires n’ont eu droit à la parole qu’en toute fin de soirée et uniquement en raison de leur insistance.

    Et si les partis ont pu présenter leurs positions, c’est uniquement grâce à la demande de mon collègue PDC Bertrand Buchs. Nos magistrats libéraux-radicaux n’auraient même pas pu imaginer qu’il faille exposer des avis contraires aux leurs.

    Invitations au débat lancées trop tard, date fixée la veille du vote sur les caméras au municipal, orateurs triés sur le volet en s’assurant leur soutien sans faille au projet (la Conseillère d’Etat libérale en charge du département et son chef adjoint de la police n’ont pas émis le moindre doute sur l’extraordinaire efficacité des caméras, n’hésitant pas dans la surenchère de louanges), tout a été fait pour tourner ce soi-disant débat public en plaidoyer pour leur projet.

    Heureusement que plusieurs personnes dans le public ont eu le courage de questionner l’utilité des caméras.  

    En fait, la seule chose que l'on retiendra de cette soirée est la confirmation de la vision de l’élite radico-libérale de la démocratie. A force de naviguer dans les sphères du pouvoir, ils en ont oublié un de ses fondement : le débat d'idées.

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