Adapter la promotion économique

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Certains à Genève, à l'instar de  la grenouille de Lafontaine, n'ont comme objectif que de grossir. Ca semble être le cas de ceux s'occupant de la promotion économique du canton dont la boulimie parrait sans limites.

La question qu'on est en droit de se poser aujourd'hui est: "pour faire quoi ?"

Les nouvelles sociétés attirées par une fiscalité avantageuse sont généralement celles dont les structures permettent un déménagement rapide. C’est-à-dire celles qui n’ont que peu de personnel et surtout qui voyagent avec !! C’est ainsi que ces entités louent des locaux et logements à prix d’or sans pour autant créer d’emplois (ou très peu).

Car l’attractivité économique de Genève, qui est alimentée entre autres par une politique fiscale  agressive, commence à péjorer gravement la vie des habitants : prix des logements en hausse constante, ville congestionnée, espaces de détente se restreignant, tout cela avec un taux de chômage qui reste très élevé.

Le problème c’est que leur arrivée massive risque aujourd'hui de faire fuir des entreprises qui elles offrent des emplois aux habitants. Ces sociétés-là peinent à trouver des locaux adéquats et abordables sur un marché trop tendu.

Il devient donc urgent que nos autorités développent un plan d'action qui fixe des objectifs réalistes et durables pour notre canton. Ceux-ci devraient viser en priorité à atténuer les différents maux genevois que sont le chômage, la crise du logement et locaux commerciaux, le trafic motorisé et la pollution.

Les réflexions pourraient par exemple nous amener à :

  • Orienter notre promotion économique vers des sociétés créatrices d’emplois locaux, respectueuses de l’environnement et prêtent à s’investir à Genève sur le long terme ;
  • Limiter la promotion économique aux capacités d’accueil de Genève ;
  • Créer du logement abordable rapidement (coopératives d’habitations, …) afin de contenir l’explosion des prix;
  • Développer des transports publics rapides et surs (métro ?) mettant des villes comme Annecy, Gex, St-Julien ou Nyon à 5 ou 10 minutes du centre de Genève. Cela permettrait de réduire fortement le trafic de transit sans avoir besoin de loger tout le monde sur le canton.

Car l'objectif de toutes ces politiques devrait être le même, soit d’améliorer le quotidien des habitants et de leurs descendants. Dès lors, une approche globale est nécessaire.

 

Lien permanent Catégories : Genève 7 commentaires

Commentaires

  • C'est sûr que si l'on ne construit pas les Cherpines Charottons, cela fera quelques cardons en plus... et 1500 logements en moins ! Mais avec un métro, on pourrait les loger à Annecy. Si les annéciens sont d'accord. Vous leur avez demandé ?

  • Les Cherpines Charottons c'est justement un projet inadapté qui ne ferait qu'empirer les problèmes de Genève que sont le manque de logements et le trafic motorisé. Ce que disent les Verts c'est qu'on peut construire 2500 logements là-bas sans mettre en péril l'agriculture (ici les cultures de Cardons). Il suffirait simplement de renoncer à construire un méga-centre sportif et surtout à construire à nouveau plusieurs milliers de bureaux qui créeront automatiquement autant de besoins en matière de logement. Surtout si l'on ne veille pas à ce que les éventuels emplois créés soient offerts aux habitants à la recherche d'un emploi.

  • Quels sont les partis les plus conservateurs de Suisse ?
    L'UDC et les Verts.
    Sans rancune...

  • De la part d'un parti qui a bloqué le vote des femmes jusqu'en 71, je dois t'avouer Bertrand que tu m'as vexé !! ;-)

    A demain

  • A chacun son tour d'être conservateur.
    Et peut-être c'est une vertu...

  • C'est quoi un entrepreneur social?

  • @MGD : La définition un peu pompeuse de Wikipédia: "les entrepreneurs sociaux sont des individus qui portent des solutions innovantes à des problèmes pressants de la société. Ils identifient des approches innovantes pour résoudre des problèmes qui apparaissaient souvent comme insolubles. Les entrepreneurs ont ou développent la capacité à apporter des solutions concrètes, et à concilier l’approche économique avec des objectifs sociaux."

    Ou plus simplement, comme précisé dans mon blog (http://nicolaswalder.blog.tdg.ch/index-10.html), l'entrepreneur social se dit d'un responsable d'institution faisant partie de ce que l'on nomme l'économie sociale et solidaire. Celle-ci a pour caractéristique de placer l'être humain au centre de ses initiatives et de ses pratiques. Elle repose sur des dynamiques participatives et démocratiques basées sur le respect de critères éthiques, sociaux et écologiques. Ses membres sont à but non lucratif ou à lucrativité limitée et combinent l'engagement social à l'initiative économique.

    @Bertrand : Je ne vois pas très bien ce qu'il y a de concervateur à vouloir adapter la promotion économique à nos capacités structurelles. Ca me paraît juste du bon sens non ?

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