• Les rues piétonnes, une bonne façon de lutter contre la sédentarité

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    blog_juillet2012b_photo2.jpgLa sédentarité serait responsable d’au moins un décès sur dix. Les maladies pulmonaires sont en pleine augmentation tout comme les affections liées au bruit. Enfin, on dénombre quotidiennement des accidents aux conséquences dramatiques sur les routes de notre pays.

    Et pendant ce temps, les coûts de la santé ne cessent de croitre rendant le payement des primes de plus en plus aléatoire pour de nombreuses familles.

    Malgré la gravité de cette situation, il n’est toujours pas question, dans le débat genevois, de prendre des mesures fortes. Donner une vraie priorité aux transports publics en fermant certains tronçons aux voitures, rendre les quais et les centres historiques aux piétons, limiter l’entrée des véhicules motorisés pendulaires dans le cœur de la cité ou, comme cela existait il y encore une trentaine d’année, réintroduire des « journées sans voitures »

    Non, il ne s’agit pas aujourd’hui de prendre de telles mesures mais simplement de fermer quelques rues afin de permettre à celles et ceux qui le souhaitent de déambuler tranquillement et à inciter les autres à redécouvrir la vie hors de leur véhicule.

    Et bien, en dépit de l’urgence de promouvoir fermement des modes doux de transport et malgré la modestie de ces projets de piétonnisation, certains citoyens et institutions soutenus allègrement par les partis politiques de droite (à l’exception notable du PDC en ville de Genève), continuent à s’y opposer par tous les moyens.

    Si à Carouge la réalisation de deux petites rues piétonnes dans le centre historique est suspendue à un recours des opposants, en Ville de Genève c’est la population qui aura le dernier mot le 23 septembre suite au référendum lancé par la droite contre la piétonisation de 50 rues.

    Devant l’urgence de la situation, il faut faire des choix. Croire et faire croire que l’on peut continuer à privilégier la voiture tout en préservant la santé et la qualité de vie des habitants est un leurre.

    C’est pourquoi je ne peux qu’appeler les habitants de la Ville de Genève à se rendre aux urnes pour soutenir massivement la création de ces 50 rues piétonnes.

  • Une collaboration plus efficace entre canton et communes

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    L’Etat de Genève entre dans une période de turbulence en matière de recettes fiscales. Si la majorité du Grand Conseil persiste dans sa volonté de ne pas relever les impôts, il n’y aura d’autre solution que de réduire les prestations.

    Ce sujet étant hautement politique et les députés n’ayant jamais été très enclins à effectuer des choix clairs (et de les assumer auprès de la population), la tentation sera forte une fois de plus pour l’Etat de chercher à « transférer » des charges aux communes.

    A elles, ensuite, de porter la responsabilité d’augmener les impôts ou de baisser leurs propres prestations pour y faire face.

    Outre que cette manière de collaborer est irespectueuse et pas très courageuse, elle est également complètement innefficace.

    Car cette dynamique de « sous-traitance des coûts » ne fait que transférer les charges et non les réduires. Dès lors, pour le citoyen lambda, pour qui la gueguerre entre le canton et la ville est à des années lumières de ses préocupations quotidiennes, il s’agit d’un jeu à somme nulle.

    L’intérêt collectif voudrait au contraire que l’Etat et les communes s’engagent dans une vraie collaboration. Une collaboration où chacun assume des charges mais également des responsabilités.

    J’aimerais suggérer à l’Etat, s’il entend véritablement réduire ses dépenses, qu’il commence par transférer aux communes des responsabilités claires en matière de proximité, et particulièrement dans les domaines liés à la sécurité, la mobilité, ou encore, dans une certaine mesure, l’aménagement.

    A l’Etat de poser le cadre et de développer les règlements d’application. Aux communes de réaliser, à l’intérieur de ce cadre, ce qui relève de la proximité.

    Plus besoin dès lors d’innombrables études et autres bilans avant de pouvoir ajouter un passage piétons ou une place livraison sur une route communale. Poser un abribus, un miroir à la sortie d’un parking ou dessiner un sigle devant une école pour que les automobilistes ralentissent sont des actes qui ne devraient pas nécessiter l’implication directe de l’Etat.

    Qu’ils relèvent d’une réglementation stricte assortie de contrôles réguliers certe, mais que chacun de ces actes soit soumis à une autorisation très coûteuse de l’Etat est contreproductive.

    Car non seulement cela consomme une bonne partie des ressources de l’administration cantonale qui n’arrive plus à assumer ses vraies tâches, soit les projets d’intérêt cantonal, mais cela décrédibilise les autorités locales qui peinent à expliquer à leur population qu’il faut de long mois (dans le meilleur des cas !!) pour poser un petit abri vélos ou créer une place de parking « handicapés ».

    Si l’Etat entend durablement réduire ses coûts en tablant sur une meilleure gestion, qu’il commence par accepter qu’il ne peut plus être omnipotent. Qu’il accepte enfin de partager la gestion de la cité avec les communes pour le bien de tous.