• Qualité de vie et urbanisme: un parc au cœur du PAV

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    L’inauguration la semaine passée du Pont Hans Wilsdorf est venue à point nommé pour rappeler que si le développement de notre ville est nécessaire, il est possible de le faire sans renier sur la qualité.

     

    Cela tombe à pic car après plusieurs années durant lesquelles le seul critère prévalant était la quantité de m2 construits, on sent que l’Etat abandonne progressivement cette politique jusqu’auboutiste. L’annonce qu’ils étudient sérieusement la création d’un parc dans le périmètre du PAV (Praille Acacias Vernets) semble le confirmer.

     

    L’exigence de notre association (la communauté des communes urbaines) regroupant les magistrats des villes de Carouge, Genève et Lancy dans le périmètre du PAV est simple. Oui au développement. Oui à la construction prioritaire de logements. Mais à la condition de prévoir dès aujourd’hui des équipements et espaces publics offrant une vie de qualité aux habitants.

     

    Outre les crèches, écoles, espaces culturels et sportifs, l’exigence d’un parc relève d’une constatation simple. Au-delà d’une certaine densité, la cohabitation entre les habitants devient de plus en plus problématique.

    Ces problèmes ne se cristalisent généralement qu’après quelques années, avec le vieillissement des locataires. D’un côté, les enfants devenus adolescents sont plus bruyants et, de l’autre, les jeunes ou moins jeunes retraités réclament le droit de profiter d’un repos bien mérité.

     

    Si un parc au cœur d’un quartier urbain vise en premier lieu à offrir un espace d’évasion aux habitants (qui n’ont pas tous la chance d’avoir une résidence secondaire en montagne), il s’agit également de proposer un lieu d’activités suffisement éloigné des fenêtre des habitants.

     

    Quant au coût, il est vrai qu’un parc représente une « perte d’oportunité » en ce sens qu’il empêche certaines réalisations immobilières. Toutefois, pour la collectivité et sur le long terme, un parc représente des économies non négligeables.

    Améliorer la cohabitation entre habitants, c’est aussi limiter le recours ultérieur à des mesures de sécurité pour gérer les plaintes autour immeubles. Sans parler des économies en matière de santé pour les habitants qui n’ont pas à vivre en conflit permanent avec leurs voisins.

     

    Mais pour une commune, c’est surtout la possibilité d’offrir des activités aux citoyens (pique-nique, promenade, jogging, jardinage, …) à moindre frais.

    Le recours à d’autres activités organisées ou soutenues par la commune pour occuper et divertir la population est bien plus onéreux.

     

    Dès lors, je suis particulièrement heureux de voir que le nouveau département de l’urbanisme semble acquis à l’idée qu’un grand parc au cœur du PAV est une idée bien plus raisonable qu’il n’y paraît.

    Lien permanent Catégories : Carouge, Genève 0 commentaire