L’heure du choix a sonné !

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Qu’est-ce que les Verts genevois ont en commun avec les dizaines de milliers de jeunes qui ont défilé dans les rues de Suisse, l’adolescente suédoise Greta Thunberg, l’ONU, la plupart des ONG, le GIEC, la quasi-totalité de la communauté scientifique et des milliers de personnalités à travers le monde ?

Nous partageons ensemble la conviction – passablement étayée – que la situation de notre planète est le défi le plus gigantesque que l’humanité n’ait jamais eu à surmonter et que l’urgence climatique nous met aujourd’hui devant un choix cornélien : changer fondamentalement et très rapidement notre système économique et notre mode de consommation occidental ou accepter la disparition programmée à brève échéance de notre civilisation, voire de l’humanité.

Est-ce du catastrophisme ? Malheureusement non.  La multiplication des catastrophes naturelles ainsi que les premiers effets visibles du réchauffement climatique dans notre pays - fonte massive des glaciers, fréquence des périodes de fortes chaleurs et sécheresses, météo de plus en plus capricieuse qui met en péril bon nombre d’exploitations agricoles et de zones résidentielles de montagne - sont là pour nous le rappeler. D’autant plus que ces constats sont largement étayés par des rapports scientifiques qui nous mettent en garde depuis plusieurs décennies contre les conséquences dramatiques du réchauffement climatique, de la chute de la biodiversité et de l’épuisement des ressources.

Face à de tels enjeux, on se doit d’être honnête avec la population. L’urgence climatique ne nous laisse en effet plus le temps – on parle de 12 ans -  d’y répondre, comme par le passé, avec des belles promesses et quelques « mesurettes ».

Pour inverser la tendance et donc donner une chance à nos petits-enfants de bénéficier d’une planète viable, nous devons dès aujourd’hui accepter de faire des choix courageux et difficiles. Ces décisions affecteront notre quotidien et notre rapport à la consommation ainsi que notre manière d’envisager la croissance, passant d’une vision purement quantitative à une approche plus qualitative qui privilégie les activités pauvres en CO2. Nous devrons bien sûr repenser notre rapport à la terre et réapprendre à mieux partager les richesses car en accréditant l’idée que les ressources sont limitées, on se doit d’en refuser l’accaparement par quelques « happy few ».

Et s’il est raisonnable de dire que le monde entier est concerné et que ce n’est ni Genève ni la Suisse qui pourront, à elles seules, sauver la planète, ça ne peut pas être une excuse à la non-action. D’abord parce que les suisses comptent parmi les plus gros contributeurs au réchauffement climatique. Mais aussi et surtout parce que si chacun attend de l’autre le premier pas, on risque de tous disparaître avant que la moindre décision n’ait été prise.

Nos jeunes qui manifestent pour le climat l’ont bien compris lorsqu’ils nous demandent d’arrêter avec la politique de l’autruche et d’agir avant qu’il ne soit trop tard.

Ainsi, c’est parce que l’heure du choix a sonné et qu’il faut commencer cette année déjà à inverser la tendance que je vous invite à voter OUI le 10 février à l’initiative Stop mitage afin de renforcer la protection de notre territoire et NON le 19 mai à la RFFA afin de refuser une nouvelle fuite en avant vers cette croissance purement quantitative qui détruit notre planète.

Commentaires

  • La première croissance a maitriser pour sauver la planète est la croissance démographique. Tant que les verts n’intégrerons pas ça dans leur discours, ça restera du vain blabla idéologique.

  • Et la seule solution pour limiter la croissance démographique est de mieux partager les richesses tout en portant un accent particulier sur l'éducation et l'émancipation des femmes. A moins bien sûr que vous souhaitiez réduire la natalité par la contrainte ...

  • Il ne faut pas mélanger les sujets. La planète a des problèmes qui ne sont pas lié au mitages. Certes pour les Verts, c'est une initiative qui cherche à contrôler le développement économique, donc il y a un lien.
    Mais pour le citoyen, c'est la qualité de vie face à cette perspective d'autoroutes larges de 6 voies pour satisfaire une économie qui recrute au-delà des frontières. Economie poussée par les politiques cantonales qui ne se soucient que de faire venir des entreprises sans se projeter sur les conséquences futures sur la vie de leurs citoyens. Je peux comprendre cette politique dans un pays à 10% de chômage, mais pas en Suisse, il faut gérer.

    Si vous voulez qu'un maximum de votants suivent votre initiative, ne parlez pas de la planète, mais concrètement parlez de l'impact sur la qualité de vie de la situation actuelle.
    Si on veut "forcer" un basculement vers la voiture électrique, parlez du bruit et de la santé causée par la pollution des voitures actuelles, pas du CO2.

    Parlez de planète est à mon avis contreproductif parce qu'il reste une méfiance des Verts chez certains citoyens. Le langage doit être pragmatique et non "Vert".
    Soit on croit à une catastrophe en devenir, soit on n'y croit pas, répétez la litanie Verte ne va pas convaincre plus de monde.

    A mon avis les Verts doivent repenser le mode de communication d'un catastrophisme et culpabilisations, pour une communication positive basée sur l'amélioration de la qualité de vie.
    Face à un mieux, l'opposition est moins armée.

  • Je ne vois vraiment pas en quoi un meilleures partages des richesses serait une incitation a la décroissance démographique, voir même au contraire. C'est ce qui s'appel botter en touche.

  • @motus
    La planète a des problèmes liés à de très nombreuses causes. Le mitage, chez nous, en est une en ce qu'il a participé à l'essor de la mobilité individuelle et à la réduction d'espaces "naturels". La chute de la biodiversité y est en partie liée. Sur la communication de mon parti je suis d'accord avec vous et d'ailleurs la majorité de nos communications mettent en avant l'amélioration de la qualité de vie que représentent nos initiatives et un certain "ralentissement de la croissance". Mais face aux cris d'alarme de nombreux scientifiques que l'on ne peut pas considérer comme des catastrophistes et relayés par la jeune génération, je me permets de temps en temps sur mon blog de partager mon angoisse et de rappeler que nous n'avons plus trop de temps pour changer de cap.

  • @Eastwood. L'amélioration des conditions de vie et surtout d'éducation amènent à une réduction de la natalité. Les femmes et les hommes dédiant leurs vies à d'autres objectifs que la procréation.

  • L'imposture VERTE dans toute sa splendeur! J'espère qu'un super volcan va entrer en activité majeur, pour vous montrez qui contrôle la Terre et la nature!!

  • Pour les musulmanes c'est dieu qui décide du nombre d'enfants qu'elles vont avoir!

  • Les verts ont des propos formatés par l'appât du gain!

  • Génial comme c'est manichéen, le pire des raciste n'aurait pas pu dire que certaines populations n'ont d'autres objectifs que la procréation parce qu'ils sont pas assez éduqué pour faire autre chose... Mais vous l'avez ait !

  • Vous semblez éluder le lien en Suisse entre le danger sur la biodiversité et l'augmentation de la population.
    Concentrer la population est un moyen, sauf que c'est contraire au maintien de la qualité de vie.

    La Suisse petite, trop déjà ne peut vouloir une économie à la Singapour en préservant ses terres. En voulant les frontières ouvertes par idéologie vous condamnez la biodiversité.

    Moi je n'ai pas d'état d'âme, je pense au pays qu'on va laisser à nos descendants.
    Je suis européen dans l'âme, et je pense qu'un pays isolé, n'est qu'un joujou pour les grandes puissances. Mais l'idéologie est la structuration de la bêtise en ce sens qu'elle ne s'adapte pas à la réalité. La libre circulation sans contrôles est un problème pour les petits pays et sans excès, une chance pour l'économie dans les grands.

    J'aimerai donc une clarté des Verts sur ce sujet suisse : La biodiversité, la qualité de vie, la lutte contre le mitage face aux 2 millions nouveaux habitants de prévus qui ne sont pas une conséquence des naissances (frontières ouvertes).

  • "le pire des raciste n'aurait pas pu dire que certaines populations n'ont d'autres objectifs que la procréation parce qu'ils sont pas assez éduqué pour faire autre chose..."
    Je ne me sens pas raciste mais je l'affirme haut et fort. Les Africains font des masses d'enfants parce qu'ils n'ont pas d'AVS...
    Début de ma carrière : logisticien pour UNICEF à Tombouctou, je connais un peu la question...

  • @Geo: C'est correct, j'ai fait le même constat dans les zones rurales d'Asie du sud-est. Mais ce n'est pas par manque d'éducation comme le dit Mr Walder, mais bien parce que avoir beaucoup d'enfants est effectivement le seul moyen de ne pas finir sa vie dans la misère.

    Ceci dit personne, ONG, programme onusien et encore moins les verts, ne propose la mise en place d'une prévoyance vieillesse avec pour objectif affiché de sauver la planète par la lutte contre la surpopulation.

  • C'est la hausse du niveau de vie qui entraîne la baisse de la natalité. Les assurances sociales ne sont qu'un aspect de cette hausse. La pauvreté est responsable de cette natalité abondante: pas d'épargne, les enfants doivent travailler dès leur plus jeune âge au lieu d'aller à l'école qui n'existe pas partout pour aider la famille à avoir de quoi manger. Les femmes éduquées font moins d'enfants. Il y a beaucoup de naissances, car la mortalité infantile est encore élevée. Pourquoi sont-ils si pauvres? Parce que ces pays sont pillés par les pays riches: cultures commerciales au lieu de cultures vivrières, mafias locales qui contrôlent la commercialisation des ces produits, jusqu'aux gouvernements totalement corrompus et soumis aux puissances impérialistes.

    C'est très amusant de voir la France pester contre la présence Russe en Centrafrique. En attendant c'est un plaisir de voir la France embourbée au Sahel.

    Un point que je partage avec géo est la décroissance économique ET démographique. Pour la Suisse, c'est très simple: politique restrictive d'immigration. La population baissera alors automatiquement, comme au Japon où le taux d'immigration est proche de zéro et dont la population baisse. Sans que cela fasse un drame ou pose un problème insurmontable.

    Cette main d'oeuvre étrangère est là pour tous les sales boulots que ne veulent pas faire les jeunes éduqués à la Suisse. Pourquoi ne veulent-ils pas faire ces sales boulots? Parce qu'ils sont mal payés. Merci patron. Quand les salaires deviendront décents avec des compensations, il n'y aura pas besoin de cette main d'oeuvre proche de l'escalvage et en tout cas indigne. Mais la plupart des patrons sont des pingres.

    Un journal français, "le décroissant" vitupère contre les faux écolos, tous des tartufes, alors que quand est évoquée la décroissance démographique, ils hurlent au nazisme et au malthusianisme.

    "afin de refuser une nouvelle fuite en avant vers cette croissance purement quantitative qui détruit notre planète."
    Je vous approuve sur ce coup là. Mais il faudrait comprendre que pour sauver la planète, non seulement une décrossance de la population humaine est nécessaire, mais aussi qu'il faut remettre en question notre modèle de société. Or TOUS ceux qui nous peignent le diable sur la muraille climatique, n'envisagent pas un instant de changer de style de vie. La preuve si j'ai bien compris: 1500 jets (kérosène non taxé!) ont amené les participants à Davos. Messieurs les riches qui voulez taxez ceux qui ne sont rien, commencez par montrer l'exemple. Je n'ai aucune illusion. Ils n'en feront rien, vu qu'ils considèrent les autres comme du bétail. A qui on peut réserver le sort du bétail.

    Si vous êtes cohérent avec vous-même, vous devriez soutenir les initiative visant à réguler la population suisse. Ah oui, j'allais oublier: s'il y avait plus de crêches, plus d'aménagements pour les familles avec enfant(s), si les salaires étaient plus élevés ou les loyers plus bas, sans doute y aurait-il plus d'enfants nés en Suisses. Mais bis repetita placent: les patrons sont pingres.

  • Daniel@ "Mais il faudrait comprendre que pour sauver la planète, non seulement une décrossance de la population humaine est nécessaire"
    Ainsi donc vous utilisez aussi l'expression "sauver la planète" ? Que penseriez-vous de la comparaison suivante :
    Prenez une cuillère à café de terre de votre jardin. Il y a là-dedans 7 milliards et demi de bactéries. Une poignée d'entre elles se regroupent et veulent sauver le massif du Mt-Blanc...

  • Eastwood@ "Ceci dit personne, ONG, programme onusien et encore moins les verts, ne propose la mise en place d'une prévoyance vieillesse avec pour objectif affiché de sauver la planète par la lutte contre la surpopulation."
    Néanmoins, les gens d'Ecopop voulaient intervenir sur la surpopulation dans les pays du Tiers-Monde. C'était mal formulé et anti-constitutionnel une initiative ne peut avoir deux objectifs...Mais ils posaient cette question, en négligeant par ailleurs qu'il aurait fallu pour cela s'affronter à l'islam...

  • Monsieur Walder, j'entends bien votre message. Nous sommes tous responsables, à notre niveau, face au défi auquel notre planète est confrontée. J'aimerais connaitre votre position au sujet de la déclaration de Madame Esther Alder qui n'a toujours pas décidé si elle se représentait au CM de Genève suite à la révélation de ses nombreux déplacements en taxi. En tant que chef de la section cantonale du parti écologiste à Genève, estimez-vous que son attitude est compatible avec les valeurs que vous défendez?
    Je ne cherche pas à polémiquer à ce sujet, mais simplement de connaitre votre point de vue comme vous nous avez fait part de votre désaccord avec l'un des membres des Verts à l'occasion d'un récent article (18.01.2019) sur votre blog.
    Je vous remercie.

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