Le 19 mai, n’oubliez pas l’urgence climatique !

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Avant de déposer votre bulletin de vote dans l'urne le 19 mai, il est indispensable d'analyser les objets soumis au vote à travers le prisme de l'environnement dont la dégradation menace jusqu'à notre existence.

Si au début des années 2000 nous pouvions encore, y compris à gauche, croire aux vertus de la baisse d'impôts pour les plus riches et de la croissance infinie, l'état de notre planète et l'urgence d'agir nous obligent désormais à remettre en question ces dogmes. Y compris lorsque l'on se penche sur la RFFA.

Pensez à ces cadeaux fiscaux énormes et incontrôlables (patent box, R&D, …) que l’on s’apprête à offrir aux actionnaires des grandes entreprises multinationales y compris celles dont la production (pesticides, énergie fossile, nucléaire, …) accentue encore notre péril climatique; 

Pensez à l’accueil de nouvelles entreprises pour compenser en partie ces pertes fiscales à l'aune de l'exiguïté de notre territoire, au bétonnage, à la densification, au bruit routier, à la crise du logement, à la pollution, à la pression sur les prestations publiques et à tous les éléments qui, dans votre quotidien, vous font dire que notre qualité de vie à baissé;

Pensez à ces pays, souvent pauvres, privés de ressources légitimes par la cupidité de multinationales qui choisissent d’installer leur siège fiscal dans des ilots, à l’instar de notre canton, qui pratiquent le dumping fiscal;

Pensez aux centaines de milliers de PME suisses qui, pour la plupart, ne payent pas d’impôts sur le bénéfice mais qui subiront de plein fouet la baisse des mandats des collectivités publiques, contraintes de faire des économies.

Pensez à votre porte-monnaie qui devra s’ouvrir prochainement pour compenser en partie les quelques 400 millions que notre canton va perdre annuellement dans cette réforme et les plus de 2 milliards que la confédération devra économiser chaque année;

Pour toutes ces raisons, je vous invite à vous poser la question de savoir si la RFFA est porteuse d’espoir ou si, comme je le crois, cette réforme s’apparente plus à une fuite en avant d’un système en bout de course.

Et si, comme moi, vous arrivez à la conclusion que la RFFA n’est pas la solution, dites-vous que des alternatives concrètes existent :

Pour la fédérale : introduire des incitations financière aux cantons afin de freiner la course à la baisse de la fiscalité des grandes entreprises, supprimer les niches fiscales trop larges et incontrôlables et introduire des déductions fiscales pour les seules entreprises et produits responsables

Pour la cantonale : remplacer le taux de 13,99 par un taux tendant vers la neutralité fiscale (entre 15 et 16%), maintenir tout ou partie de l’impôt sur le capital et introduire des réductions fiscales réservées aux seules entreprises et produits responsables.

Vous êtes conscients que l'urgence climatique implique des décisions courageuses? Alors je ne peux que vous inviter à voter 2x NON à RFFA le 19 mai !

Lien permanent Catégories : Climat, Environnement, Finances, Genève 5 commentaires

Commentaires

  • Soyons humains, responsables et généreux disparaissons! Notre Terre a près de 5 milliards d'années elle se remettra de notre pitoyable passage!

  • Ce que les partis politiques, inclus le PS, tardent à mettre en question, notamment au nom de l'environnement, c'est la logique même de notre système économique de production et de distribution, le capitalisme. Dans ce contexte, la énième réduction de l'imposition du capital est un épiphénomène.

  • Comme Khmer Vert vous êtes anti-bagnole. Donc la logique serait que vous demandiez que l'ONU exige le contrôle technique de toutes les bagnoles circulant sur la planète. Les voitures immatriculées en Suisse doivent êtres environ 5 millions alors que, en Afrique, c'est des centaines de millions d'épaves qui circulent sans aucun contrôle.

  • Existe-t-il ou pas une autre version du comment sauver le Climat?

    J ai toujours été frappé par une déclaration de Hugo Chavez (qu on l aime ou pas, n importe) qui a dit :"Si le climat et l écologie avaient été une Grande Banque, ils aurait été sauvés demain matin dès l aube....

    Je dis cela, je ne dis rien, néanmoins, je fais confiance aux mouvements des jeunes et des plus jeunes encore sur ce qu ils pensent sur ce sujet car la planète leur appartient dans le futur proche !

    Bien à Vous.
    Charles 05

  • " à l'aune de l'exiguïté de notre territoire, au bétonnage, à la densification, au bruit routier, à la pollution" . Cela se voit que vous n'êtes pas venu voir le "béton quartier" de votre collègue vert de Meyrin. De plus, il n'a rien fait pour la pollution et le bruit dont est victime ce quartier sur l'axe routier préfèré des pendulaires motorisés. Sans parler de son lac bourré de nitrates. En bref même les plus verts d'entre nous ne croient plus en vos élus après ça. Et j'ai pas voulu parler des autres problèmes du quartier qui sont incroyables.

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