Le vélo en libre service: pourquoi tant de haine ? (02/11/2012)

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Bientôt dix ans de réflexion et de travail. Dix ans que la ville de Genève puis le canton et les Transports publics travaillent à mettre sur pied un projet de vélos en libre service. Dix ans que des élus, verts, socialistes, PDC ou PLR demandent que Genève se dote de ce système qui représente un atout tant pour la mobilité des habitants que pour celle des touristes.

Alors que toutes les villes, les unes après les autres, intègrent ce système dans leur réseau de transport public, notre Grand Conseil continue de pinailler pour …700'000.- sfr.

Et pourtant, grâce à Mme Künzler qui s’est engagée pleinement dans ce projet, une vision cantonale a été développée. Car contrairement à ce que clament leurs opposants, l’option communale pure n’est pas souhaitable. Il est en effet nécessaire que le système soit identique sur l’ensemble du territoire et géré de manière coordonnée.

D’autre part, et c’est là le grand avantage du projet genevois, il est facteur d'insertion sociale et a été pensé en cohérence complète avec le réseau de transports publics. Les stations sont situées à proximité des arrêts de bus favorisant d’autant la complémentarité.

Quant au coût, si l’investissement est à la charge des communes, le fonctionnement est partagé à parts égales entre les communes, les TpG et le canton, soit 700'000.-sfr la part. Juste pour rappel, ce montant qui pourrait faire capoter un tel projet d'importance cantonale correspond à la création de … 11 places souterraines de parking !!

Ces attaques de la droite et en particulier du PLR cantonal sont d’autant plus incompréhensibles que leurs élus en ville de Genève ont jusqu'ici fortement soutenu ce projet.

Tout autant ahurissante est la position de la droite carougeoise opposée au projet dont certains élus sont également députés. Ceux-ci ne peuvent ignorer que s’ils votent contre la participation du canton, la totalité du financement incombera aux communes.

Car il est hautement probable que la ville de Genève installe quoi qu'il arrive le réseau vls sur son territoire. Ainsi, Carouge n’aura d’autre choix que de payer l’entier de la facture ou alors rester sur le carreau, privant la population de ce système et péjorant du même coup son accessibilité pour les touristes.

Mais à Carouge comme à la rue de l'Hôtel-de-Ville, certains élus, aveuglés par les prochaines échéances électorales, n’hésitent plus à faire passer l’intérêt général au second plan.

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