NON à la 4ème révision de la loi sur l'assurance-chômage

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Tout comme mon parti, je rejetterai le 26 septembre prochain cette 4ème révision qui est non seulement inadaptée mais injuste et antisociale. Car sous couvert de pragmatisme, cette proposition va précariser tout une partie de la population et particulièrement les jeunes en début de vie professionnelle et les femmes.

Alors même que le Conseil fédéral n’a rien entrepris pour limiter les excès des institutions financières et continue de privilégier les plus hauts revenus grâce à une fiscalité de moins en moins redistributive, il propose maintenant de punir les victimes de la crise économique.

On ne peut pas admettre des mesures de réduction du déficit qui nieraient les principes de la solidarité sociale, touchant les personnes les plus fragilisées sans toucher aux plus hauts revenus.

Alors même que la confédération boucle chaque année ses comptes avec des bénéfices, cette proposition n’aura comme conséquence que de pousser plus de personnes dans la précarité et de reporter sur l’aide sociale le soutien à nos jeunes. C’est donc finalement les cantons, les communes et les familles qui financeront ce que Berne souhaite économiser.

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Commentaires

  • Nicolas

    que proposes tu exactement pour diminuer le déficit de l'assurance chômage, je trouve ton explication très vague et un peu populiste , ce qui n'est pas normalement ton style.

    à plus

  • Salut Stéphane,
    Tout ce qui n'est pas lié à des questions financières n'est pas forcément populiste.
    Mais pour répondre à ta question, oui il y a de nombreuses façons de réduire le déficit de l'assurance chômage. Le plus simple reste l'augmentation des cotisations. Toutefois, à mon avis, il faudrait envisager d'autres moyens comme par exemple supprimer le plafond à 126'000.-sfr permettant ainsi de prélever des cotisations sur l'entier des salaires des plus aisés. Une autre possibilité serait d'augmenter l'IFD ou la TVA. Enfin, plus compliqué mais ô combien plus juste serait de faire financer le chômage non plus par le travail (employeurs et travailleurs) tel que c'est le cas actuellement mais par des prélèvements sur les bénéfices des entreprises et/ou sur les transactions financières. Le gros avantage serait bien évidement de rendre le travail moins cher pour les entreprises tout en taxant celles qui dégagent de gros bénéfices avec le minimum de ressources humaines. Car l'ironie actuellement c'est que lorsqu'une entreprise licencie, elle réduit du même coup sa participation aux cotisations sociales !!

    Voilà... et on pourra encore en discuter un de ces jours.

  • merci pour tes propositions qui ont le mérite d'êtres claires (même si je suis pas d'accord sur toutes)

    a bientôt

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