Pour une réhabilitation de notre lac

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Traversée du lac (ou de la rade). Tout tourne autour de cet objet devenu quasi-culte pour certains au point de le hausser au rang de Graal, clé de notre bonheur perpétuel.

Eh oui,  hormis la construction de nouvelles prisons, notre canton n’a aujourd’hui plus qu’un seul objectif : pouvoir se déplacer en voiture partout et  rapidement. Même le lac, jadis fleuron de notre canton, ne représente désormais plus qu’un obstacle à sa traversée

Et pourtant ce lac reste un grand espace de liberté et de loisirs pour nos habitants au bord duquel il pourrait être si agréable de vivre et de déambuler.

Mais pour cela, encore faudrait-il penser l’aménagement en plaçant le lac et ses rives au centre de notre ville. Non pas comme lieu de passage à tous les trafics mais bien comme cœur d’une ville vivante et moderne dont le succès tient plus à la qualité de vie offerte à ses habitants qu’à ses voies de circulation.

C’est d’ailleurs ce qu’ont bien compris la plupart des villes dans le reste du monde qui réhabilitent à tour de bras leurs rives et ce pour le plus grand bonheur des habitants et visiteurs.

Mais à Genève, comme le rappelle aujourd’hui la TdG, les rives du lac sont en majorité « squattées » par des propriétaires privés (et publics !) en contradiction avec notre constitution.

Le citoyen lambda qui souhaite s’évader de la ville ne peut toujours pas se balader sans risques au-delà du jardin botanique. Et pour cause, les piétons et cyclistes continuent de se partager une mince bande pour laisser la place aux voitures et leurs cinq voies de circulation (dont une rangée de parkings).

Je pense comme de nombreux genevois que la traversée de la rade non seulement coûtera très cher et ne résoudra rien mais pourrait accroître encore un peu plus les problèmes de mobilité à Genève. Pire, cette traversée  qui n’est accompagnée d’aucun projet concret en matière de réaménagement des rives, risque de défigurer à tout jamais le cœur de notre cité.

C’est pourquoi je suis convaincu que pour sortir du blocage dans lequel nous nous trouvons, il faut non seulement refuser cet objet mais aussi concevoir un aménagement enthousiasmant  pour Genève incluant une réhabilitation du cœur de notre canton et l’accessibilité de ses rives pour les piétons. Seul un tel projet aura le potentiel de rassembler largement autour de lui la population et les groupes politiques, même si cela implique la fermeture de certains axes et le détournement du trafic sur de nouvelles voies de circulation.

Car si la mobilité est importante, la qualité de vie des habitants et l’attractivité touristique de Genève le sont encore plus. Ne les négligeons pas !

Lien permanent Catégories : Air du temps, Genève, Votations 12 commentaires

Commentaires

  • Monsieur Walder, vous faites assurément partie de ces Verts qui n'ont pas encore compris, ou qui font semblant, que pour enfin pouvoir se doter d'un centre convivial, dédié à la mobilité douce, aux transports publics et aux zones de confort, il faille impérativement construire ce tunnel.
    Heureusement, les Genevois, lassés par les brimades imposées par des intégristes de votre genre durant trois législatures, ont compris le message. Ils ne s'en laisseront plus conter et valideront enfin cette traversée.

  • Cher Monsieur Jenni,
    L'intégrisme n'est pas toujours là où on l'imagine. Car lorsque vous prétendez que la traversée de la rade va entrainer un centre plus convivial et des "zones de confort"(on ne sait pas encore très bien ce que recoupe ce terme mais bon, passons!) c'est vous qui n'avez pas encore compris ou faites semblant. La piétonisation tout comme la réduction du trafic au centre sont partout au monde le résultat de décisions politiques. Elles ne sont jamais arrivées "naturellement" après la création d'une route!

    Si vous voulez qu'on croie sérieusement que cette traversée sera accompagnée par une réduction conséquente des voies de circulation au centre ville, il aurait fallu que les initiants incluent des mesures concrètes dans leur projet, ce qui n'est malheureusement pas le cas.

    Dès lors, et vous le savez, en votant la traversée de la rade on ne réduira pas la circulation au centre. Tout au plus offrira-t-on un axe supplémentaire aux automobilistes rendant au passage les Transports publics encore un peu moins compétitifs!

  • Cher Nicolas
    La traversée du Lac permettra une réhabilitation de la Rade.
    Diminution de plus de 50 % du trafic au centre ville, cela veut dire rue piétonne et priorité au transports publics.
    Vous avez soutenu l'élargissement de l'autoroute de contournement qui va coûter les yeux de la tête e net rien régler. Il fallait voter pour un contre projet à l'imitative de traversée de la rade.
    on fait quoi si cet OVNI passe ?

  • Oui, sur ce point vous avez parfaitement raison. Un centre attractif ne vient pas tout seul et est le résultat d'une décision politique.
    Je salue d'ailleurs ici le courage de l'UDC qui est seule contre tous.

    Et oui encore, les villes qui ont fait ce pas ont toutes réalisé les infrastructures nécessaires à dévier le trafic qui, comme l'eau, s'écoule partout où ça passe.

    Il y aura évidemment moins de trafic individuel motorisé au centre, et les études qui prévoient le contraire ne font qu'ajouter le 30 % d'augmentation déjà prévue pour 2030, tunnel ou pas. Ce qui est évidemment malhonnête.

    Je suis stupéfait par votre méconnaissance du terme "zones de confort" car cela indique que vous n'avez pas même jeté un oeil sur le rapport de Mme Künzler, Mobilités 2030, qui met particulièrement l'accent sur le caractère confortable des espaces publics et de la mobilité douce.

    Mais je sais aussi que chez nous, nous faisons de la politique émotionnelle et très rares sont les députés qui font leur travail, qui consultent les documents qui leurs parviennent ainsi que les professionnels concernés.

    Ma récente expérience des 3 ans d'errements de la commission des transports sur la loi sur les taxis m'a définitivement démontré que le parlement genevois n'est qu'un cirque qui n'amuse plus personne. Un grand déballage d'égos en mal de reconnaissance que l'on ne diffuse même plus sur les ondes.

    Alors oui, j'ai confiance dans les Genevois. Ils en ont assez de vos palabres stériles. Et ils le signifieront très clairement le 28 septembre.

  • Cher Bertrand,

    Ton raisonnement illustre parfaitement le problème que je voulais dénoncer, celui de croire que la création d'une route, aussi emblématique soit-elle, engendrera une baisse du trafic de 50% sur les autres axes comme par magie.
    Pour que cela soit le cas, il faudra passer par des fermetures de rues, d'axes et de quartiers. A ce jour, à part le projet de Michèle Künzler qui laissait entendre qu'en contre-partie de la création d'une traversée du lac, il y a aurait des actions pour réduire la circulation au centre, aucune mesures concrète n'a été évoquée ni par les initiants, ni par les tenants de la traversée du lac. C'est bien ce qui empêche de rallier plus largement autour de ce projet. Lorsque l'autoroute de contournement a été créée, on parlait aussi de réduction du trafic au centre. Qu'en a-t-il été? Les habitants du centre ont-ils ne serait-ce que "perçu" une différence?

    Il faut développer un vrai et beau projet qui, s'il doit impliquer la création de nouvelles voies (yc pourquoi pas la traversée du lac), doit en contre-partie inclure des mesures concrètes pour fermer tout ou partie des quais et du centre ville au trafic motorisé (pendulaire et de transit) afin que cette traversée ne fasse pas que rajouter du trafic en ville et dans notre canton.

    Et pour ce qui est de la responsabilité pour cet "OVNI", je te renvoie la balle. Les Verts ne peuvent pas soutenir une traversée du Lac à laquelle nous ne croyons pas sur de vagues promesses qu'il pourrait éventuellement y avoir une voie de circulation sur le pont du Mont-Blanc réservée aux cyclistes!!
    Il ne tient qu'à la droite qui a la double-majorité au canton et est également ultra-majoritaire à Berne de nous proposer un projet complet pour le lac et ses rives ou de nous inviter à nous mettre autour d'une table afin de travailler ensemble sur le projet le plus enthousiasmant et adapté pour Genève, en prenant en compte les besoins de mobilité mais aussi et surtout ceux des visiteurs et habitants du centre.

  • Il sera bien assez tôt pour reprendre les arguments des promoteurs de la traversée de la rade en tunnel et mettre en place les modifications promises dans l'hypercentre une fois le tunnel réalisé.

    Nous serons certainement agréablement surpris par l'impact positif. Il serait dommage de mettre la charrue avant les boeufs avec un projet global définit sur des modélisations informatiques peu crédibles.

    Il s'agit donc d'abord de se prononcer sur un principe qui, grâce à la clareté du texte permettra le respect de la volonté populaire et la réalisation de l'ouvrage dans un temps donné. Le reste suivra. Tout naturellement.

    Non, la traversée du lac, qui répond à d'autres besoins de dévier le trafic international de transit, ne permettra pas de dégager le centre. Aucun automobiliste ne fera un tel détour pour passer d'une rive à l'autre.

  • Monsieur Jenni,

    Oui vous avez raison sur les 30% d'accroissement de la circulation prévue par le développement de Genève. Mais il est tout aussi malhonnête de ne pas tenir compte du possible transfert modal des TP à la route. De nombreux concitoyens possèdent une voiture et choisissent pour certains trajets et à certaines heures de la journée les TP ou la mobilité douce. Non pas qu'ils aient des crises de conscience soudaines mais bien parce que se rendre à la place du Molard depuis le Grand-Saconnex à 18h.00 est plus rapide en TP alors qu'à d'autres heures, le trajet en voiture prend moins de temps.
    Dès lors, la traversée de la rade pourrait avoir deux conséquences.
    La première pourrait être qu'elle n'aura aucun effet sur le trafic étant entendu que d'autres axes seront fermés à la circulation en compensation à ce tunnel. L'amélioration sera forte pour les habitants du centre mais pour l'habitant du Gd-Saconnex, les mêmes contraintes resteront et donc son choix ne sera pas modifié.
    L'autre résultat possible (voulu il me semble par les initiants), en l'absence probable de mesures fermant le centre, est que la traversée de la rade vienne s'ajouter aux axes existants. Dès lors, l'accès au centre serait en voiture facilité pour l'habitant du Gd-Saconnex. Il va donc revoir son choix de transport en fonction de ces nouvelles donnes. Il reprendra sa voiture aux heures de pointe puisque la traversée sera plus rapide qu'en TP et ce jusqu'à ce que les axes, à nouveau engorgés , l'incitent à laisser sa voiture au garage.
    Ce type de citoyens se compte en plusieurs dizaines de % auxquels s'ajoutent les quelques % habitués désormais au co-voiturage ou aux P+R qui n'ont choisi ces options qu'en raison des difficultés de circulation.

    Voyagez un peu en-dehors de Genève et vous verrez qu'aucune ville au monde n'échappe à l'engorgement des voies de circulation et que toutes ont fait le choix de donner une priorité claire et assumée aux TP et à la mobilité douce. Quoi que décide les citoyens cet automne, Genève de pourra de toute façon pas faire exception bien longtemps!

  • Monsieur Walder,

    Je vous remercie de prolonger le débat.

    Ce que vous dites est très intéressant. Vous reconnaissez donc le risque que les TP ne soient pas toujours le bon choix en matière de déplacements et vous validez donc la politique de brimades et de découragement envers les transports individuels motorisés (TIM) que nous subissons depuis 3 législatures en parfaite violation du droit au choix du mode de transport confirmé dans notre nouvelle constitution.

    Les Genevois apprécieront votre confession. Et nous comptons sur notre nouveau magistrat en charge des transports pour faire respecter la volonté populaire.

    J'observe aussi la prudence du conditionnel dans votre projection. Vous savez tout ce qu'on peut faire avec des "si".

    Vous serez peut-être surpris d'apprendre que je me déplace essentiellement à vélo ou à pied en dehors de mon activité professionnelle de chauffeur de taxis. Je vous encourage à faire plus confiance dans la sagacité des Genevois pour choisir le meilleur moyen, au meilleur endroit, en fonction des heures et des besoins réels.

    Votre remarque sur le voyage m'interpelle particulièrement. Non seulement j'ai passé près de 10% de ma vie à voyager, mais je reviens dernièrement de Novosibirsk qui est la troisième ville de Russie. Et bien je peux vous assurer que vous avez tout faux.
    Rares sont les villes privilégiées qui peuvent se payer le luxe de renoncer à la voiture et celles qui ont fait le pas ont toutes mis en place des structures qui offrent à ces dernières des routes alternatives et de la fluidité au sens général.

    Pas besoin d'aller bien loin. Zurich est un modèle spectaculaire. Permettez-moi à mon tour de vous encourager à faire la visite. Vous découvrirez avec stupéfaction que les voies des trams ne sont que rarement en site propre et qu'elles sont délimitées par des lignes interrompues qui permettent aux automobilistes de tourner sur route presque partout.
    Aucune ruelle adjacente est coupée. On réduit même la bordure du site propre pour permettre le passage des voitures aux croisements.
    A ZH, contrairement à Genève, on a décidé de faire confiance dans le bon sens des citoyens et ça fonctionne à merveille.

  • Oui il faut respecter la volonté populaire. C'est bien pour cela que je tiens à ce que le magistrat en charge des transports respecte également la décision du peuple souverain en faveur de la mobilité douce. Il a décidé que toutes les routes primaires et secondaires devront être équipées de pistes cyclables sécurisées et continues... Avouez que trois ans après, nous en sommes encore très très loin.

    Cela d'ailleurs correspond parfaitement au concept de libre choix du mode de transport. Car les cyclistes tout comme les piétons ont également le droit à des espaces sécurisés et adéquats.
    Dommage que vous interprétiez constamment ce droit par rapport à la voiture. Mais qu'en est-il des piétons ? En quoi la création d'une zone piétonne serait-elle plus contraire à cet article qu'une autoroute?

    Et vous citez Zürich. Les rares automobilistes qui veulent y entrer aux heures de pointe (y compris sur les périphériques) regretteront vite les bouchons genevois car, comme à Berne ou Bâle, ce sont bien les voiries qui limitent les flux. Non, la pacification du centre-ville de Zürich ne s'est pas faite comme par magie. Elle s'est faite au fil de combats politiques très durs allouant en priorité des fonds important aux TP. Elle s'est aussi faite dans la discussion et la négociation entre le canton, la ville de ZH et les communes (qui ont à ZH plus de latitudes pour agir). N'oubliez pas que Zürich a commencé dans les années 70 déjà à limiter ses places de parking au centre. Et aujourd'hui, au vu de toutes les contraintes (zones piétonnes, manque de places de parking, bouchons, priorité TP, etc...) il ne viendrait pas à l'idée d'un Zurichois de se déplacer au centre en voiture à moins d'y être contraint. Cette transition a été initiée politiquement avec une vision claire et coordonnée en donnant les moyens aux TP d'être pleinement compétitifs. Tout ce qui manque à Genève...

  • Bon, la discussion s'élargit considérablement. Nous sommes loin de la traversée de la rade.

    En tant que cycliste, je déplore la demande irréaliste de pistes cyclables partout. D'une part parce que la voirie ne s'y prête pas toujours et d'autre part parce qu'on donne un sentiment dangereux de sécurité aux cyclistes qui sont parfaitement démunis et paniqués lorsqu'ils se trouvent dans la circulation.
    Je suis pour la responsabilisation des individus et contre un protectionnisme ravageur.

    Je tiens tout de même à vous rappeler que l'initiative 144 à laquelle vous faites référence à passé la rampe avec moins de marge que celle du 9 février. C'est donc près de la moitié des citoyens qui sont opposés à votre projet de pistes cyclables sécurisées sur toutes les routes primaires et secondaires.

    Je ne suis pas un défenseur de la voiture. Au contraire, je prône la complémentarité et la bonne entente entre tous.
    Je vous encourage à lire mes premières chroniques d'expert en mobilité à la TDG. Notamment celle que j'intitule "la tyrannie du piéton".

    Pour revenir à Zurich, que je connais bien, j'observe l'inverse du tableau que vous décrivez. La raison en est finalement assez simple. Comme je le disais plus haut, les autorités font confiance aux citoyens et évitent justement de brimer une catégorie en faveur d'une autre. C'est cette bonne entente, cette intelligence, qui permet d'éviter le durcissement des fronts par le rappel que nous sommes tous, tour à tour, piéton, cycliste, automobiliste, motard, roller skater, trottinettiste ou personne à mobilité réduite dans le pire des cas.

    Et c'est bien la raison pour laquelle nous vivons l'enfer à Genève. La politique de découragement a exacerbé le sentiment revanchard des frustrés qui entendent bien ne plus subir cette politique infantilisante à l'avenir.
    On appelle ça le retour de balancier. Et vous ne pouvez vous en prendre qu'à vous-même. On récolte les fruits de ce que l'on sème.

  • Décidément, je ne comprend plus la politique "verte" de nos élus.
    Les Genevois ont en ras-le-bol d'un Pont du Mont-Blanc toujours saturé parce que notre gouvernement ne parvient pas à se mettre d'accord pour qu'enfin nous puissions traverser ailleurs. Peu importe où en fait... ce que les Genevois veulent avant tout, c'est traverser !

    Ce n'est certainement pas en se bornant à fermer des routes et mettre des sens uniques à tout vas sans réfléchir que le problème des voiture va comme par magie se résoudre de lui même. Heureusement que Mme Kunzler ne s'occupe plus de la mobilité à GE, elle a fait assez de dégâts !

  • Chers lecteurs, Monsieur Walder,
    J'apprends à l'instant, avec plaisir, que Genève est classée 1ere ville d'Europe comme destination pour un cour séjour touristique.
    En 1996, le peuple Genevois à rejeté les deux projets proposés pour une traversée de la rade, bien qu'ayant accepté au préalable son principe. A l'époque, les genevois signifiaient leur préférence à une très faible majorité pour un pont. J'ai travaillé au sein des bureaux (Architectes et Ingénieurs) ayant remporté le concours, j'ai ensuite ( avec une certaine modération !) milité contre ce projet. Pendant de longues années, à diverses occasions, j'ai donné mon point de vue sur certaines questions, par exemple, (concernant le pont) Est-ce une bonne idée de rapatrier le trafic de l'autoroute au dessus du centre ville, au milieu de ce lieu magique qu'est notre rade ? Les Architectes et ingénieurs ont-ils posés les questions pertinentes ? je le crois, oui! ont-ils publiés les réponses ? NON ! Sans entrer dans les détails, il faut considérer les nuisances, à savoir: le bruit, la pollution l'extraction des gaz en cas de tunnel, avec pour répondre à la législation de probables cheminées dont je n'oses imaginer la hauteur ! A l'époque, je vous l'affirme, la moitié des valeurs estimées dépassaient les valeurs légales.
    Pour en revenir à la version proposée par l'UDC, version sur laquelle je ne me suis pas penché, donc que je ne connais pas, il faudra poser les bonnes questions, obtenir les vrais réponses, et peser le réel intérêts de cette traversée au regard des inconvénients, et du coût de cet ouvrage.
    A l'époque la version tunnel avec connexion au plateau de Frontenex était (sauf erreur) estimée à 900 Mio.
    En supposant un infime (infime au regard de ce qui se fait dans notre république) dépassement de 100 mio, nous obtenons la somme vertigineuse de 1 milliard. Sauf que 8 personnes sur 10 interogées ne savent pas ce que c'est que 1 milliard ! un milliard c'est 1000 millions ! Oui, sauf que 1000 millions.. moi je ne visualise pas! Alors.. 1 Milliard, c'est des billets de 1000 francs, disposé en long à la qeue leu-leu !? sur 181 Km, soit grosso modo le tour du lac !!! sympa vu comme ça ! non?

    Il me semble que des aménagements ont été effectués aux extrémités du pont du Mt-Blanc, probablement d'autres réglages de synchronisation des feux, et j'aimerais connaître les statistiques de trafic et pouvoir les comparer avec les chiffres de l'époque.. je ne crois pas que les bouchons soient plus longs aujourd'hui..

    Là aussi, il y a des choses à faire pour un moindre coût !

    Voilà, je ne suis pas vraiment contre une traversée, mais je suis encore moins POUR..

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