Mobilité: Au Conseil d’Etat de tenir parole et d’agir !

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Il y a encore deux mois, personne n’aurait pu imaginer un tel résultat pour un sondage traitant de la mobilité. La campagne pour la traversée de la rade battait son plein et pas un jour ne passait sans une attaque ciblée contre la mobilité douce et les TPG responsables selon leurs détracteurs de tous les maux.

Mais le peuple genevois a ceci de bien qu’il sait remettre à leur place ceux qui s’octroient un peu trop de libertés en son nom.

C’est ce qui est arrivé, depuis cet été, au lobby pro-voitures qui pensait jusque-là être légitimé pour définir unilatéralement les priorités pour Genève.

Ainsi, après avoir renvoyé à leurs études les défenseurs de la traversée de la rade, les genevois ont délivré à notre Conseil d’Etat une vision claire et sans équivoque de leurs priorités en matière de mobilité à Genève.

Les sondés demandent en premier lieu que l’amélioration des transports publics soit une priorité sur tout le territoire du canton et non pas uniquement dans l’hypercentre. Ils sont 57% à le demander en périphérie, rejoignant en cela l’initiative des Verts déposée en 2013 et sur laquelle les citoyens devraient être prochainement appelés à se prononcer.

Dans l’hypercentre et le centre, pour respectivement 90 % et 80 % des sondés, les Transports publics et la mobilité douce doivent se partager la priorité. Ce résultat traduit une demande d’actions concrètes visant à sortir le trafic de transit et pendulaire du centre et tout particulièrement des quartiers d’habitation. C’est aussi l’expression du ras-le-bol des habitants face au manque d’engagement du gouvernement cantonal dès lors que l’on parle d’aménagements pour piétons et cyclistes.   

En résumé, les sondés demandent que soit instaurée à Genève une politique courageuse et visionnaire de la mobilité, seule capable d’offrir à nos habitants la qualité de vie qu’ils méritent.

Le Conseiller d’Etat en charge du département des transports s’est engagé à de nombreuses reprises à respecter les résultats de ce sondage et à s’en inspirer largement pour définir sa politique. J’espère vraiment qu’il saura tenir parole et appliquer courageusement, sur tout le territoire cantonal, les orientations claires et sans équivoque données par les genevois !

Commentaires

  • Mouais... Je pense surtout qu'il y a eu une gigantesque mobilisation des anti-voitures, à peu près tous ceux que comptent le canton.

    Car il y a quoi, à peine une année, était joliment rejeté par référendum le projet des premières 50 rues piétonnes.

    A mon avis même, il y aurait une majorité pour rouvrir nombre d'axes et rues stupidement fermées. J'y travaille.

  • .."et pas un jour ne passait sans une attaque ciblée contre la mobilité douce et les TPG responsables selon leurs détracteurs de tous les maux."

    C'est juste le contraire Monsieur Walder. La traversée de la rade était le seul moyen d'aller de l'avant avec un hypercentre dédié à la mobilité douce. C'était d'ailleurs le fond de la campagne menée par le TCS qui défend tous les modes de transports.

    A défaut, il faudra assurer la fluidité du U lacustre pour répondre à l'augmentation programmée des véhicules individuels motorisés qui, comme le révèle aussi le sondage, seront largement favorisés en périphérie où la grande majorité de la population réside.

    Fallait réfléchir avant !

  • Y compris une réelle zone piétonne à Carouge!!!!!

  • Si même le PDC soutien la zone piétonne à Carouge, c'est que comme le dit Luc Barthassat, les mentalités ont vraiment évolué :-).

    Et pour Pierre Jenni, c'est justement un des grands enseignements à la lecture des résultats, même en périphérie, les sondés pensent qu'il faut privilégier les Transports publics. C'est donc un changement de paradigme qu'il s'agit de mettre en place. Sans péjorer les habitants et commerces qui ont besoin de transports motorisés, il faut réduire au maximum le transit et le trafic pendulaire y compris dans les cités et villages périphériques.

  • Serait-ce une belle âme toute empreinte d'innocence ou un politique qui a appris à ne pas s'arrêter à une contradiction près pour ne considérer la périphérie qu'à la limite de la frontière, voire éventuellement des villes qui la bordent ?
    Ne vous en déplaise Monsieur Walder, mais comme le relève la presse de ces derniers jours, les travailleurs viennent de bien plus loin et en masse.
    Il ne sera pas possible d'installer des lignes de bus ou de train pour tout le monde.
    Et oui, quelle que soit la manière dont vous ferez vos calculs, d'ici 2030 ce ne seront pas moins de 30% de TIM qu'il faudra caser.
    A moins que vous ne votiez pour Ecopop petit cachotier ou que vous vous opposiez ouvertement au développement du Grand Genève.
    Alors pour le changement de mentalité oui, certainement, mais juste pour les citadins privilégiés qui peuvent se payer le luxe de se passer d'une voiture. Pour les autres, soit la grande majorité, ce ne sera qu'un rêve de bobos.

  • Les transports publics sont sales, puent, jamais à l'heure, bruyants, pleins de voleurs et de pseudos-musiciens, les femmes se font agresser sans vergogne, les enfants, mal-élevés, foutent leurs pieds sur les fauteuils, collent leurs chewin-gums sur les sièges, les Natels brâment et, en payant nos places assises nous voyageons debout ! Il y a bien que les djihadistes verts pour défendre ce moyen de transport !

  • Pour ma part ce résultat ne m'étonne absolument pas. Ras le bol, de cette masse de voitures chaque jour de la semaine, sauf le dimanche. Nos quartiers sont très agréable le dimanche avec une circulation "normale". Le problème a Genève, ce sont les élus et lobbys pro-bagnoles qui imposent leurs choix de vies marginaux a tous.

  • Pour consoler M. Jenny, je reconnaîtrais volontiers que les taxis sont une forme de transports en commun. Utiles, nécessaires, et complémentairs aux autres transports collectifs.

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