Air du temps - Page 2

  • 1er mai: l'occasion de réinventer le travail!

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    Notre région connait depuis plusieurs années une croissance du PIB soutenue. Le nombre de millionnaires n’a cessé d’augmenter dans notre pays, au point qu’ils ne savent plus quoi faire de leurs capitaux. Cette situation, selon les théories économiques libérales aurait dû depuis longtemps nous apporter à tous richesse et prospérité.

    Et pourtant, les chiffres du chômage stagnent à Genève depuis plusieurs années. C’est dire que ni les réformes libérales visant à faire porter la responsabilité sur les chômeurs eux-mêmes, ni celles des populistes visant à la faire porter sur les frontaliers et les étrangers n’auront aidé les nombreux genevois en recherche d’emploi.

    Quant à la pauvreté et la précarité, elle n’ont cessé d’augmenter durant ces mêmes années, y compris pour de nombreux travailleurs dont les conditions se sont notoirement dégradées.

    Comment expliquer dès lors que dans l’une des régions les plus prospère du monde nous n’arrivions pas à offrir un minimum de dignité et de solidarité à tous les habitant-e-s si ce n’est que le système libéral en place ne fonctionne pas. Que la recherche effrénée de profits et de croissance ne profite pas aux plus démunis.

    C’est pourquoi les Verts soutiendront les syndicats afin de défendre les conditions des salariés, qu’il s’agisse des emplois du secteur public ou du privé. Car on le sait bien, lorsque les conditions du secteur public se détériorent, celles du secteur privé tendent également à régresser.

    Nous continuerons également à porter des réformes visant à réduire la pénibilité et la dépendance au travail telles que la réduction du temps de travail, le congé parental étendu, la retraite anticipée ou encore le salaire minimum.

    Et si ce système libéral exclut plus qu’il n’intègre, il est également responsable d’une destruction irrémédiable de notre environnement. En effet, pour assurer sa survie et répondre à l’avidité sans limites de quelques « happy few », il nous oblige à consommer toujours plus et ainsi à détruire chaque année un peu plus notre planète.

    Et c’est dans un véritable cercle vicieux que nous a plongé ce système. Car autant le citoyen a besoin d’un emploi pour vivre, autant ceux-ci dépendent de la production et donc de la consommation.

    Ainsi, et là se trouve le paradoxe de cette situation, si la réduction de notre consommation est la condition sine qua non pour assurer la préservation de notre planète, son application entrainerait, dans le système actuel, la disparition d’un nombre important d’emplois, condamnant encore plus de personnes à la précarité.

    Devant un tel constat, les Verts entendent défendre des réformes ambitieuses qui remettent autant en question notre société de consommation ou la répartition des richesses que la place du travail dans la société.

    C’est ainsi que nous nous engageons à promouvoir des emplois durables tels que portés par notre initiative fédérale pour une économie Verte qui sera soumise au peuple à l’automne prochain. Ce texte demande à notre gouvernement d’organiser concrètement la transition vers une économie durable et circulaire.

    Mais c’est aussi par un soutien entier et sans limites à des réformes sociétales ambitieuses qui transformeront radicalement notre rapport au travail, à l’instar du Revenu de Base Inconditionnel qui vise à allouer à chacune et chacun de quoi vivre une vie digne et ce indépendamment de son accession à un travail rémunéré.

    Oui, les défis liés aux nouveaux modèles économiques ainsi qu’aux limites écologiques nous poussent à inventer des nouveaux rapports au travail et à la production.

    En ce jour du 1er mai, il faut oser soutenir pour le 21ème siècle les réformes ambitieuses et courageuses dont notre société a besoin afin d’offrir dignité, sérénité et liberté à tous nos habitant-e-s!

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  • Des mesures d'un autre temps...

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    Le soutien au mouvement social dans la fonction publique s’impose car les mesures d’économies, annoncées par le Conseil d’Etat, sont non seulement incohérentes et contre-productives mais surtout contraires à une vision progressiste de notre société et de son évolution.

    En prévoyant notamment une augmentation du temps de travail des fonctionnaires, passant à 42 heures par semaine sans compensation salariale, le Conseil d’Etat montre une fois de plus son manque de vision et précise sa volonté de précariser le marché du travail.

    Car si les fonctionnaires se voient encore souvent octroyer de meilleures conditions que leurs homologues du privé, c’est bien dans une perspective de tirer le marché du travail vers le haut. On constate d’ailleurs qu’à Genève, on travaille en moyenne 40,9 heures dans le privé. Dès lors, détériorer le secteur public ne renforcera pas les droits des salariés du privé mais, bien au contraire, réduira encore plus leurs perspectives d’amélioration.

    Cette mesure qui vise à augmenter le temps de travail est surtout contraire à une vision sociétale qui a pour objectif une meilleure répartition du temps de travail et une revalorisation du temps libre, qui a des retombées positives sur la collectivité, puisqu’il est partiellement consacré à une participation de proximité. Elle va à l’encontre d’une vision de société basée sur la qualité de vie, le bien-être des salariés et la défense des services de qualité. Au lieu de charger encore la barque, l'augmentation de l'absentéisme devrait au contraire être une sonnette d'alarme sur la souffrance au travail. Ainsi, au lieu de proposer la semaine à 42 heures, le Conseil d’Etat devrait miser sur une réduction du temps de travail qui aurait des conséquences positives sur l'emploi tout en participant à l'effort budgétaire grâce à une meilleure productivité.

    Au-delà de cette mesure, l’objectif du Conseil d’Etat de réduire de 5% les charges de personnel d’ici à 2018 impliquera une dégradation du service public, puisque la population qui en bénéficie ne cesse d’augmenter.

    Nous sommes en droit d’attendre autre chose de notre Conseil d’Etat qu’un nouveau budget sans vision claire, sans audace et ancré dans une logique totalement dépassée, autre chose qu’une liste à la Prévert de mesures incohérentes et contre-productives.

    Nous sommes en droit d’attendre de notre gouvernement qu’il entame enfin la nécessaire reconversion économique, écologique et sociale dont notre canton a tant besoin.

  • Interdire le transport de chlore

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    Il faut convaincre les autorités fédérales de poser un cadre légal qui interdise le transport massif de chlore, en imposant aux entreprises, qui en utilisent en grande quantité, de le produire sur place.

    Cette demande, portée à Berne par la conseillère nationale Anne Mahrer, est la solution la plus écologique et économique mais aussi la seule qui permette de protéger les habitants contre ce risque majeur que constitue le transport du chlore à travers les villes.

    Les convois ferroviaires de chlore se multiplient. En 10 ans, ils ont plus que doublé. Le chlore est désormais acheté à Lyon ou à Grenoble, entre en Suisse par Bellegarde, transite par Genève et repart pour le Valais, en passant par Lausanne, Vevey et Montreux !

    La décision aujourd’hui des CFF de ne plus laisser transiter ces convois par la Praille est une bonne nouvelle pour Carouge. C’est un premier succès et un réel soulagement de savoir que notre commune sera épargnée en cas de fuite de chlore.

    Mais combien d’autres villes continueront quotidiennement à trembler à chaque convoi de chlore en se demandant quand et où se produira l’accident fatal?

    Il est inacceptable que la population soit mise en danger pour permettre aux entreprises de faire des économies en achetant leur chlore moins cher à l’étranger ! En cas de fuite, le chlore, transporté à l’état liquide, se transforme aussitôt en un gaz extrêmement toxique au contact de l’air, se propageant rapidement : une fuite de chlore liquide, même minime, peut polluer un important volume d’air. L’inhalation d’une forte quantité de chlore est mortelle.

    C’est pourquoi il faut soutenir la pétition des Verts genevois, vaudois et valaisans auprès de nos autorités fédérales afin qu’elles entrent enfin en négociation avec les deux entreprises concernées pour que le chlore ne soit plus transporté à travers le pays mais produit sur place.

    Signez la pétition en ligne sur: https://secure.avaaz.org/fr/petition/Au_Conseil_federal_Conseil_des_Etats_et_Conseil_national_Stop_au_transport_de_chlore_pour_proteger_la_population/?dZstJdb&pv=5

    Merci !

  • Mobilité: Au Conseil d’Etat de tenir parole et d’agir !

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    Il y a encore deux mois, personne n’aurait pu imaginer un tel résultat pour un sondage traitant de la mobilité. La campagne pour la traversée de la rade battait son plein et pas un jour ne passait sans une attaque ciblée contre la mobilité douce et les TPG responsables selon leurs détracteurs de tous les maux.

    Mais le peuple genevois a ceci de bien qu’il sait remettre à leur place ceux qui s’octroient un peu trop de libertés en son nom.

    C’est ce qui est arrivé, depuis cet été, au lobby pro-voitures qui pensait jusque-là être légitimé pour définir unilatéralement les priorités pour Genève.

    Ainsi, après avoir renvoyé à leurs études les défenseurs de la traversée de la rade, les genevois ont délivré à notre Conseil d’Etat une vision claire et sans équivoque de leurs priorités en matière de mobilité à Genève.

    Les sondés demandent en premier lieu que l’amélioration des transports publics soit une priorité sur tout le territoire du canton et non pas uniquement dans l’hypercentre. Ils sont 57% à le demander en périphérie, rejoignant en cela l’initiative des Verts déposée en 2013 et sur laquelle les citoyens devraient être prochainement appelés à se prononcer.

    Dans l’hypercentre et le centre, pour respectivement 90 % et 80 % des sondés, les Transports publics et la mobilité douce doivent se partager la priorité. Ce résultat traduit une demande d’actions concrètes visant à sortir le trafic de transit et pendulaire du centre et tout particulièrement des quartiers d’habitation. C’est aussi l’expression du ras-le-bol des habitants face au manque d’engagement du gouvernement cantonal dès lors que l’on parle d’aménagements pour piétons et cyclistes.   

    En résumé, les sondés demandent que soit instaurée à Genève une politique courageuse et visionnaire de la mobilité, seule capable d’offrir à nos habitants la qualité de vie qu’ils méritent.

    Le Conseiller d’Etat en charge du département des transports s’est engagé à de nombreuses reprises à respecter les résultats de ce sondage et à s’en inspirer largement pour définir sa politique. J’espère vraiment qu’il saura tenir parole et appliquer courageusement, sur tout le territoire cantonal, les orientations claires et sans équivoque données par les genevois !

  • Pour une réhabilitation de notre lac

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    Traversée du lac (ou de la rade). Tout tourne autour de cet objet devenu quasi-culte pour certains au point de le hausser au rang de Graal, clé de notre bonheur perpétuel.

    Eh oui,  hormis la construction de nouvelles prisons, notre canton n’a aujourd’hui plus qu’un seul objectif : pouvoir se déplacer en voiture partout et  rapidement. Même le lac, jadis fleuron de notre canton, ne représente désormais plus qu’un obstacle à sa traversée

    Et pourtant ce lac reste un grand espace de liberté et de loisirs pour nos habitants au bord duquel il pourrait être si agréable de vivre et de déambuler.

    Mais pour cela, encore faudrait-il penser l’aménagement en plaçant le lac et ses rives au centre de notre ville. Non pas comme lieu de passage à tous les trafics mais bien comme cœur d’une ville vivante et moderne dont le succès tient plus à la qualité de vie offerte à ses habitants qu’à ses voies de circulation.

    C’est d’ailleurs ce qu’ont bien compris la plupart des villes dans le reste du monde qui réhabilitent à tour de bras leurs rives et ce pour le plus grand bonheur des habitants et visiteurs.

    Mais à Genève, comme le rappelle aujourd’hui la TdG, les rives du lac sont en majorité « squattées » par des propriétaires privés (et publics !) en contradiction avec notre constitution.

    Le citoyen lambda qui souhaite s’évader de la ville ne peut toujours pas se balader sans risques au-delà du jardin botanique. Et pour cause, les piétons et cyclistes continuent de se partager une mince bande pour laisser la place aux voitures et leurs cinq voies de circulation (dont une rangée de parkings).

    Je pense comme de nombreux genevois que la traversée de la rade non seulement coûtera très cher et ne résoudra rien mais pourrait accroître encore un peu plus les problèmes de mobilité à Genève. Pire, cette traversée  qui n’est accompagnée d’aucun projet concret en matière de réaménagement des rives, risque de défigurer à tout jamais le cœur de notre cité.

    C’est pourquoi je suis convaincu que pour sortir du blocage dans lequel nous nous trouvons, il faut non seulement refuser cet objet mais aussi concevoir un aménagement enthousiasmant  pour Genève incluant une réhabilitation du cœur de notre canton et l’accessibilité de ses rives pour les piétons. Seul un tel projet aura le potentiel de rassembler largement autour de lui la population et les groupes politiques, même si cela implique la fermeture de certains axes et le détournement du trafic sur de nouvelles voies de circulation.

    Car si la mobilité est importante, la qualité de vie des habitants et l’attractivité touristique de Genève le sont encore plus. Ne les négligeons pas !

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