Carouge - Page 2

  • La Maire de Zürich à Carouge

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    Jeudi soir les autorités exécutives de la ville de Zürich sont arrivées à Genève. Première escale: Carouge. Balade à pied dans notre ville organisée par Gianna Loredan avec découverte de ses jardins privés et escale au sommet de la 6ème tour.


    Vue imprenable sur la cité Sarde et échanges sur les bonnes pratiques entre villes qui, même si elles sont de tailles très différentes, partagent des mêmes principes et objectifs : qualité de vie, solidarité, durabilité, convivialité.

    La visite se termine par un apéritif suivi d’un repas au Café du Marché.

     

    La Maire Corine Mauch  tout comme l’ensemble des autorités de la ville de Zürich repartiront avec le souvenir d’une petite ville adjacente à Genève qui dégage vraiment une atmosphère particulière, une ville où l’ « on ne se sent pas vraiment en Suisse ». Propos presque subversifs à l’heure des festivités du 200ème !

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  • Un référendum contre (le théâtre de) Carouge

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    Un référendum vient d’être lancé contre le théâtre de Carouge. Qu’on ne s’y trompe pas. Il ne vise pas seulement la reconstruction de celui-ci mais bien l’activité théâtrale elle-même et met en péril l’avenir de notre cité.

     

    En effet, même si l’activité théâtrale fait partie intégrante du patrimoine de notre pays et particulièrement de notre commune, même si ce théâtre est très populaire et accessible, même si sa renommée dépasse et de loin la région, le théâtre de Carouge reste synonyme de culture « intello » pour certains élus. Cette même culture qu’ils ne comprennent pas. Celle qui fait réfléchir et permet de s’épanouir. Celle qui nous incite à nous interroger sur nous-même et notre rapport au monde.  Celle qui nous invite à découvrir des horizons inconnus.

     

    D’ailleurs il n’y a qu’à lire leurs arguments fallacieux pour se convaincre qu’ils ne visent nullement à ouvrir un débat démocratique mais bien à détruire dans l’œuf un magnifique projet pourtant concerté avec tous les acteurs et porté très largement dans Carouge.

     

    Car ce théâtre est la pierre angulaire du Carouge d’aujourd’hui et de demain. Il fait rayonner le nom de notre commune bien au-delà de nos frontières et draine un nombre important de visiteurs dans notre cité Sarde. Les commerçants, qui très majoritairement soutiennent ce théâtre, ne s’y sont pas trompés. Sans lui, notre centre historique serait appelé, petit à petit, à se vider de ses activités et donc de son animation.

     

    Ce théâtre est aussi au cœur des préoccupations du développement de notre ville. Avec 12'000 habitants supplémentaires prévus d’ici 30 ans, y compris dans le quartier du PAV qui doit être entièrement réaménagé, nous devrons créer, n’en déplaise aux référendaires, des lieux sportifs et culturels pour nos habitants. Refuser d’adapter une structure existante au risque qu’elle disparaisse sachant qu’il faudra de toute façon en créer de nouvelles rapidement serait totalement incompréhensible.

     

    Et ce théâtre doit être reconstruit. Tous les spécialistes, culturels ou architectes, vous le diront. La simple remise aux normes du théâtre avec création des espaces nécessaires n’est pas une option, d’autant plus que le coût serait in fine le même pour notre commune, soit environ 21 millions. Car sur les 54 millions prévus pour la reconstruction du théâtre (et non 62 millions comme avancé par les référendaires), 33 millions seront pris en charge par d’autres partenaires, privés et publics.

     

    Quant à l’argument consistant à prétendre que le lancement du référendum participerait à alimenter la démocratie participative, il n’est tout simplement pas crédible. J’aimerais rappeler aux Conseillers municipaux référendaires que s’ils souhaitent vraiment renforcer l’esprit de concertation, de discussion et donc la démocratie dans notre cité, ils devraient commencer par assister et participer aux séances préalables de travail et surtout être présents au Conseil Municipal lorsque justement on votait sur l’ouverture d’un crédit d’étude pour le théâtre de Carouge!!

     

    Pour toutes celles et ceux qui sont sensibles à la qualité de vie et l'harmonie de notre cité sarde, rappelez-vous que là se trouve le vrai enjeu de ce référendum.  Réfléchissez donc à deux fois avant de le signer!

     

     

     

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  • Cyclotri: 58 jours de grève....

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    cyclotri, partage, eds, syndicats,

    58 jours de réflexion et de consultations. 58 jours à écouter et discuter. 58 jours pour prendre une décision qui aura des conséquences sur l’avenir d’une vingtaine de travailleurs ou peut-être plus et sur une institution d’utilité publique.

    58 jours à attendre que le canton se manifeste et prenne ses responsabilités. 58 jours à espérer qu’il décide enfin d’améliorer les conditions de rémunération des emplois de solidarité.

    58 jours à souhaiter que le Syndicat SIT et les responsables de Partage se mettent autour d’une table. 58 jours à attendre qu’un audit fasse toute la lumière sur les griefs des grévistes.

    58 jours à expliquer aux grévistes que leur jusqu’au-boutisme se conclura probablement par leur retour au chômage. 58 jours en espérant que le SIT fera la part des choses entre son combat contre le système des EdS et la situation des 20 grévistes.

    58 jours à expliquer que Cyclotri n’a rien à voir pour Carouge avec de la sous-traitance bon-marché. 58 jours pour rappeler que 3 collaborateurs de Cyclotri ont pu, grâce à ce programme, trouver un emploi à la Ville de Carouge. 58 jours à marteler que si nous internalisons et revenons au service de levée des déchets « standard », nous ne pourrions créer qu’au maximum 2 à 3 emplois.

    58 jours à écouter le SIT et les grévistes nous dire que leur demande principale est l’arrêt du contrat avec Partage, quel que soit le nombre d’emplois créés. 58 jours à les entendre aussi nous demander des emplois à Carouge sur base d'une responsabilité morale de notre commune face à leur situation.

    58 jours à leur répondre que pour nous le seul « tord » de la ville de Carouge aura été de financer et soutenir un programme de réinsertion socioprofessionnelle encadré par le canton visant à la création des postes EdS. Canton qui n'a cessé durant ces 4 dernières années à inciter de nombreuses institutions, dont les communes, à financer des prestations participant ainsi activement à la création de postes EdS.

    Dès lors, 58 jours à répéter que seuls les postes nécessaires seront créés à Carouge et qu'ils seront ouverts selon nos procédures standards de recrutement, sachant que dans ce cadre, l'expérience des gréviste sera prise en compte. 58 jours à répéter que nous ne pouvons et ne souhaitons pas opposer les EdS aux autres personnes en recherche d’emploi à Carouge qui doivent aussi pouvoir postuler.

    Finalement, 58 jours à ne pas comprendre quel était l’intérêt d’entrer en grève avec pour exigence principale qu’on mette fin à son poste de travail alors qu’il suffisait de démissionner. 58 jours à ne pas comprendre non plus pourquoi le combat n’a pas porté sur l’exigence d’améliorations concrètes de leurs conditions de travail.

    C’est dire qu’après 58 jours, je reste très dubitatif devant cette « victoire d’étape » qui ressemble plus pour moi à une grande défaite pour toutes les parties.

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  • Les Vautours sont lâchés

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    La Cour des compte à rendu son rapport à Carouge sur la gestion des Ressources humaines.

    L'élément principal ressortant de ce rapport est le grave problème de gestion dans un des services et des éventuelles malversations qui y auraient être commises. J'utilise à dessein le conditionnel car ces éléments ont été transmis au ministère public. Charge à lui de faire toute la lumière sur les aspects pénaux. Charge à nous à la Mairie de faire toute la lumière sur les manquements en termes de management.

    Pourtant, à cette annonce et sans attendre d'éléments complémentaires, les vautours se sont lâchés. Non seulement ils condamnent d'ores et déjà les protagonistes mais surtout font preuve d'une amnésie des plus préoccupante.

    Amnésie d'abord de l'UDC Carouge qui s'insurge contre le fait que la Mairie n'ait pas pris de mesures contre ce service depuis leur dénonciation. Dois-je vraiment leur rappeler que leur lettre à la Cour des comptes accusait autant le Conseil administratif que le secrétaire général et le service RH de népotisme et de harcèlement à l'égard justement des employés et cadres de ce service? Ai-je besoin de rajouter que si nous avions lancé le moindre audit sur le service que cherchait à protéger l'UDC Carouge cela aurait été perçu comme une mesure de rétorsion et immédiatement dénoncé. Si bien que comme annoncé clairement au Conseil municipal à l'automne 2012, le Conseil administratif a choisi d'attendre les résultats de l'audit avant de prendre de mesures.

    Et les résultats de l'audit sont on ne peut plus clairs. Si aujourd'hui tant le Conseil administratif que le Secrétaire général et le service des Ressources humaines sont totalement blanchis de tout népotisme, le service présenté comme "victime" que cherchait à protéger la section UDC Carouge est sous enquête du ministère public.

    Amnésie aussi de certains membres du Conseil municipal qui ont totalement oublié qu'ils ont tout entrepris, depuis de nombreuses années, pour bloquer les réformes que ma collègue, Jeannine de Haller Kellerhals, a mises en place afin de doter Carouge d'un service RH efficace. Aujourd'hui ceux-là même qui dénigraient les "ronds de cuir" de l'administration, qui à les entendre ne servaient à rien, n'hésitent pas à nous accuser de ne pas avoir su accélérer l'application des réformes en matière de gestion des RH.

    Amnésie encore de ceux qui, depuis maintenant près de 2 ans m'attaquent sur la création du service de l'urbanisme jugé inutile. Non seulement ce service permet de gérer efficacement plus de 70 dossiers liés à l'aménagement de Carouge mais il a également consisté à intégrer en son sein la gestion des travaux (plusieurs millions de dépenses annuelles) jusque là assurée par le service aujourd'hui suspecté.

    Enfin amnésie de tous ceux qui, années après années, élevaient la gestion "à la Carougeoise" , soit "entre copains", au rang de solution aux problèmes budgétaires. C'est ainsi qu'ils n'ont cessé de tirer à boulets rouges sur les services à leurs yeux "pléthoriques" tels que les RH face à ceux du terrain telle la voirie qui fonctionnaient très bien avant que ces bureaucrate ne viennent les contrôler. Les arguments avancés durant la récente campagne sur le budget sont à cet égard très éloquents.  

    Aujourd'hui, ces réformes que nous avons, malgré les attaques, pu mettre en place, ont malgré tout permis de limiter les conséquences pour la ville de Carouge d'éventuels manquements dans le service en cause.

    Mais le pire, et c'est là que se justifie pleinement le nom de "vautour", c'est que l'UDC carougeoise, comme d'autres d'ailleurs, qui ont depuis des années encensé et d'une certaine façon protégé les cadres aujourd'hui sous enquête, n'ont pas hésité dès l'annonce de l'enquête à les lâcher et les clouer au pilori.

    Ils ont en quelques heures retourné leur veste jusqu'à faire fi de la présomption d'innocence de ces collaborateurs et exiger leur licenciement. Quitte à ruiner leur honneur, leur vie de famille, leur dignité. Mais ça, en comparaison des ambitions démesurées de certains, ne fait bien sûr pas le poids.

    Une chose est sûre, avec des amis comme eux, nul besoin d'ennemis!!

    Mais les vautours risquent de bientôt déchanter car l'enquête en cours tout comme l'audit interne lancé par la mairie vont je l'espère nous permettre de faire toute la lumière sur les responsabilité de chacun dans ce dossier et, comme l'histoire nous l’enseigne, ceux qui crient le plus fort ne sont pas toujours les plus innocents!!

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  • Le Tibet, plus qu’une cause morale

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    Suisse, 1er août,

    Cette année, j’ai souhaité accueillir le Tibet comme invité d’honneur à Carouge pour les festivités du 1er août.

    Il m’a semblé en effet qu’il n’y avait pas de plus belle manière de marquer notre fête nationale et de célébrer ce pays, la Suisse, qui continue de nous octroyer autant de libertés.

     

    J’ai évoqué les valeurs de respect de la diversité et de tolérance qui ont marqué la construction de notre pays tout comme l’histoire de Carouge. J’ai rappelé le combat de nos ancètres qui se sont battus pour poser les bases d’un pays inclusif et non exclusif.

     

    Et heureusement qu’il en fut ainsi car si les Waldstätten avaient imposé à l’époque une langue, une religion ou une culture, jamais les genevois n’auraient pu rejoindre la confédération helvétique, il y a maintenant bientôt 200 ans.

    Mais si la question du Tibet et du respect la diversité en Chine m’a semblé importante, c’est que la démocratie est au cœur de nos valeurs. Et si une seule devait être défendue, ça deverait être celle-là.

    D’autant plus que la question tibétaine dépasse largement les questions de respect des droits de l’homme et de défence de leur droit à participer pleinement au devenir de leur région. C’est en effet aussi notre avenir qui est en jeu.

    Car la Chine n’est pas un pays comme les autres. Elle est en passe de devenir la 1ère puissance économique au monde. Dès lors, elle ne tardera pas à devenir aussi la 1ère puissance politique et militaire. Et donc, qu’on le veuille ou non, c’est elle qui fixera les règles. En tous les cas, elle les orientera largement.

    Ces règles, économiques mais aussi écologiques et sociales, ne manqueront pas d’affecter notre pays. Car sous l’égide de la nécessité d’être concurentiels, nous  nivellerons rapidement nos lois sur celles de cette future 1ère puissance mondiale.

    Comprenez-moi bien, je n’ai aucun problème à ce que nous soyons influancés par ce grand et beau pays qu’est la Chine. Surtout que son histoire et sa grande culture pourraient nous changer avantageusement de l’ère du Big mac.

    Mais ce qui m’inquiète, c’est de voir notre planète dominée par une dictature et donc une brochette de dirigeants sans aucune légitimité en position d’imposer leur position au reste du monde.

    Et au vu de la couardise de nos gouvernements face à la Chine déjà aujourd’hui, on peut difficilement imaginer que des mesures fortes soient prises à l’avenir par la communauté internationale afin d’orienter différement la politique chinoise.

    Dès lors, en l’absence d’actions fortes de nos gouvernements, il appartient à la société civile, aux institutions locales et aux simples citoyens de se mobiliser pour rappeler que s’ils sont prêts à accepter la domination chinoise, celle-ci doit impérativement s’accompagner de valeurs morales. De rappeler que nous ne sommes pas prêts à abandonner tout ce pour quoi nous nous sommes battus durant des siècles et qui fait notre fièrté : la démocratie, le respect du citoyen, des droits de l’homme et de la diversité.

    La Chine doit comprendre que si elle veut étendre son empire, elle va devoir devenir une force morale. Elle va devoir nous donner envie de la suivre. Et pour l’instant, le sort réservé aux tibétains ne nous donne rien d’autre que des frissons.