Genève - Page 2

  • RIE III – la réforme doit être neutre fiscalement

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    N'en déplaise à ceux qui martèlent depuis deux jours qu’ ils n’ont pas réussi à faire comprendre les vrais enjeux à la population, le rejet de la RIE III par le peuple n’est de loin pas qu’une question de communication. Au contraire, si la population ne s’est pas laissée abuser par les sirènes alarmistes des pertes d’emplois, c’est qu’elle a bien compris que l’objectif principal de cette proposition de réforme était ailleurs. Et sur toutes les lèvres des partisans du NON à la RIEIII le même message: « Nous ne voulons pas payer pour l’octroi de cadeaux fiscaux supplémentaires aux grandes entreprises. »

     

    Au-delà de RIE III, ce message envoyé par la population démontre surtout que les citoyens peinent de plus en plus à croire encore au mirage néo-libéral des années Thatcher. Ils ont compris qu’outre l’aspect immoral d’une telle démarche, les cadeaux fiscaux accordés aux plus nantis ne faisaient qu’appauvrir notre pays.  Notre population peut constater au quotidien les conséquences dramatiques de ces politiques qui concentrent les richesses entre les mains de quelques-uns en laissant le fardeau de la lutte contre la précarité et pour la cohésion sociale du ressort des seules classes moyennes. 

    De plus en plus de PME réalisent aussi qu’elles sont utilisées par les organismes économiques aux mains des multinationales pour faire passer des réformes qui paupérisent la Suisse et les rendent moins compétitives. Elles ont compris que la baisse des mandats publics les touche directement et que cette course vers le bas, vers le moins-disant, est destructrice non seulement pour notre société mais aussi pour leurs affaires car elles ne reçoivent que les miettes de ces réformes libérales.

     

    Il est temps que la droite plus modérée se détache de ses tentations néo-libérales et s’émancipe des lobbys des grands groupes corporatistes pour revenir à la défense des intérêts socioéconomiques régionaux à moyen et long-terme. Cela implique de construire ensemble un tissus économique varié et durable, créateur d’emplois de qualité et respectueux de l’environnement.

    Il s’agit en premier lieu de repenser la RIEIII afin qu’elle soit débarrassée de toutes les niches fiscales et qu’elle arrête un taux d’imposition plancher qui ne favorise pas le dumping avec l’étranger et limite la concurrence fiscale entre cantons.

    C’est la seule façon de répondre aux citoyens qui ont exigé dimanche que cette réforme ne leur coûte rien, ni en augmentation d’impôts, ni en baisse de prestations !

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  • N'oubliez pas d'aller voter OUI pour le RBI!

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    Le RBI (revenu de base inconditionnel) est l’objet le plus novateur et enthousiasmant sur lequel le peuple suisse ait eu à se prononcer depuis très longtemps.

    C’est un formidable outil d’émancipation qui permettra de libérer les talents et les énergies des habitants. Car aujourd’hui, la nécessité d’assurer sa survie contraint de nombreuses personnes à renoncer à vivre leurs rêves ou à suivre leurs vocations.

    Avec le RBI, on choisira sa voie, sachant qu’on pourra toujours compter sur un revenu de base. De quoi prendre des risques dans sa vie professionnelle en optant par exemple pour la création d’une start-up ou pour des métiers aujourd’hui peu rentables (artisans, agriculteurs, etc.).

    Le RBI permettra aussi de mieux concilier vie privée et vie professionnelle, facilitant la prise d’un congé sabbatique ou la réduction du temps de travail afin de se former, de s’occuper de ses proches ou de s’investir dans des activités caritatives. Et pour toutes celles et ceux qui pensent que le RBI ne fera que pousser nos habitants à la paresse, je les invite à observer les multimillionnaires qui restent actifs malgré des revenus assurés sur plusieurs siècles. Pensez-vous vraiment que l’ADN des pauvres est à ce point différent qu’ils ont eux besoin du bâton pour avancer? Le RBI, dont le financement pourra être facilement assuré ne serait-ce que par un prélèvement symbolique sur les transactions financières, est soutenu par de nombreux économistes.

    Ceux-ci sont très préoccupés par le manque d’anticipation et de préparation de notre pays face aux bouleversements socioéconomiques et écologiques en cours. La vague de robotisation et d’informatisation de la production ainsi que les nouveaux modes de consommation laissent entrevoir la suppression prochaine de centaines de milliers d’emplois rien qu’en Suisse.

    A cela s’ajoute la nécessaire transition écologique qui, pour adapter notre empreinte carbone, nous obligera à réduire notre consommation, et donc notre production, accentuant d’autant la perte d’emplois rémunérés.

    Est-ce bien raisonnable de s’opposer à cette tendance mondiale qui inclut une baisse du labeur contraint et une meilleure prise en compte de notre planète sous prétexte qu’elle met en péril des emplois? Au contraire, ne faudrait-il pas prendre acte de la disparition du plein-emploi et offrir à nos concitoyens une alternative crédible pour assurer leur dignité?

    Voter oui au RBI le 5 juin, c’est prendre le parti de l’avenir en offrant à la Suisse un outil moderne et efficace permettant d’avancer sereinement dans le XXIe siècle en conciliant dynamisme économique et protection sociale.

    (http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/initiative-revenu-base-inconditionnel/story/28898215)

     

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  • 1er mai: l'occasion de réinventer le travail!

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    Notre région connait depuis plusieurs années une croissance du PIB soutenue. Le nombre de millionnaires n’a cessé d’augmenter dans notre pays, au point qu’ils ne savent plus quoi faire de leurs capitaux. Cette situation, selon les théories économiques libérales aurait dû depuis longtemps nous apporter à tous richesse et prospérité.

    Et pourtant, les chiffres du chômage stagnent à Genève depuis plusieurs années. C’est dire que ni les réformes libérales visant à faire porter la responsabilité sur les chômeurs eux-mêmes, ni celles des populistes visant à la faire porter sur les frontaliers et les étrangers n’auront aidé les nombreux genevois en recherche d’emploi.

    Quant à la pauvreté et la précarité, elle n’ont cessé d’augmenter durant ces mêmes années, y compris pour de nombreux travailleurs dont les conditions se sont notoirement dégradées.

    Comment expliquer dès lors que dans l’une des régions les plus prospère du monde nous n’arrivions pas à offrir un minimum de dignité et de solidarité à tous les habitant-e-s si ce n’est que le système libéral en place ne fonctionne pas. Que la recherche effrénée de profits et de croissance ne profite pas aux plus démunis.

    C’est pourquoi les Verts soutiendront les syndicats afin de défendre les conditions des salariés, qu’il s’agisse des emplois du secteur public ou du privé. Car on le sait bien, lorsque les conditions du secteur public se détériorent, celles du secteur privé tendent également à régresser.

    Nous continuerons également à porter des réformes visant à réduire la pénibilité et la dépendance au travail telles que la réduction du temps de travail, le congé parental étendu, la retraite anticipée ou encore le salaire minimum.

    Et si ce système libéral exclut plus qu’il n’intègre, il est également responsable d’une destruction irrémédiable de notre environnement. En effet, pour assurer sa survie et répondre à l’avidité sans limites de quelques « happy few », il nous oblige à consommer toujours plus et ainsi à détruire chaque année un peu plus notre planète.

    Et c’est dans un véritable cercle vicieux que nous a plongé ce système. Car autant le citoyen a besoin d’un emploi pour vivre, autant ceux-ci dépendent de la production et donc de la consommation.

    Ainsi, et là se trouve le paradoxe de cette situation, si la réduction de notre consommation est la condition sine qua non pour assurer la préservation de notre planète, son application entrainerait, dans le système actuel, la disparition d’un nombre important d’emplois, condamnant encore plus de personnes à la précarité.

    Devant un tel constat, les Verts entendent défendre des réformes ambitieuses qui remettent autant en question notre société de consommation ou la répartition des richesses que la place du travail dans la société.

    C’est ainsi que nous nous engageons à promouvoir des emplois durables tels que portés par notre initiative fédérale pour une économie Verte qui sera soumise au peuple à l’automne prochain. Ce texte demande à notre gouvernement d’organiser concrètement la transition vers une économie durable et circulaire.

    Mais c’est aussi par un soutien entier et sans limites à des réformes sociétales ambitieuses qui transformeront radicalement notre rapport au travail, à l’instar du Revenu de Base Inconditionnel qui vise à allouer à chacune et chacun de quoi vivre une vie digne et ce indépendamment de son accession à un travail rémunéré.

    Oui, les défis liés aux nouveaux modèles économiques ainsi qu’aux limites écologiques nous poussent à inventer des nouveaux rapports au travail et à la production.

    En ce jour du 1er mai, il faut oser soutenir pour le 21ème siècle les réformes ambitieuses et courageuses dont notre société a besoin afin d’offrir dignité, sérénité et liberté à tous nos habitant-e-s!

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  • Des mesures d'un autre temps...

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    Le soutien au mouvement social dans la fonction publique s’impose car les mesures d’économies, annoncées par le Conseil d’Etat, sont non seulement incohérentes et contre-productives mais surtout contraires à une vision progressiste de notre société et de son évolution.

    En prévoyant notamment une augmentation du temps de travail des fonctionnaires, passant à 42 heures par semaine sans compensation salariale, le Conseil d’Etat montre une fois de plus son manque de vision et précise sa volonté de précariser le marché du travail.

    Car si les fonctionnaires se voient encore souvent octroyer de meilleures conditions que leurs homologues du privé, c’est bien dans une perspective de tirer le marché du travail vers le haut. On constate d’ailleurs qu’à Genève, on travaille en moyenne 40,9 heures dans le privé. Dès lors, détériorer le secteur public ne renforcera pas les droits des salariés du privé mais, bien au contraire, réduira encore plus leurs perspectives d’amélioration.

    Cette mesure qui vise à augmenter le temps de travail est surtout contraire à une vision sociétale qui a pour objectif une meilleure répartition du temps de travail et une revalorisation du temps libre, qui a des retombées positives sur la collectivité, puisqu’il est partiellement consacré à une participation de proximité. Elle va à l’encontre d’une vision de société basée sur la qualité de vie, le bien-être des salariés et la défense des services de qualité. Au lieu de charger encore la barque, l'augmentation de l'absentéisme devrait au contraire être une sonnette d'alarme sur la souffrance au travail. Ainsi, au lieu de proposer la semaine à 42 heures, le Conseil d’Etat devrait miser sur une réduction du temps de travail qui aurait des conséquences positives sur l'emploi tout en participant à l'effort budgétaire grâce à une meilleure productivité.

    Au-delà de cette mesure, l’objectif du Conseil d’Etat de réduire de 5% les charges de personnel d’ici à 2018 impliquera une dégradation du service public, puisque la population qui en bénéficie ne cesse d’augmenter.

    Nous sommes en droit d’attendre autre chose de notre Conseil d’Etat qu’un nouveau budget sans vision claire, sans audace et ancré dans une logique totalement dépassée, autre chose qu’une liste à la Prévert de mesures incohérentes et contre-productives.

    Nous sommes en droit d’attendre de notre gouvernement qu’il entame enfin la nécessaire reconversion économique, écologique et sociale dont notre canton a tant besoin.

  • Interdire le transport de chlore

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    Il faut convaincre les autorités fédérales de poser un cadre légal qui interdise le transport massif de chlore, en imposant aux entreprises, qui en utilisent en grande quantité, de le produire sur place.

    Cette demande, portée à Berne par la conseillère nationale Anne Mahrer, est la solution la plus écologique et économique mais aussi la seule qui permette de protéger les habitants contre ce risque majeur que constitue le transport du chlore à travers les villes.

    Les convois ferroviaires de chlore se multiplient. En 10 ans, ils ont plus que doublé. Le chlore est désormais acheté à Lyon ou à Grenoble, entre en Suisse par Bellegarde, transite par Genève et repart pour le Valais, en passant par Lausanne, Vevey et Montreux !

    La décision aujourd’hui des CFF de ne plus laisser transiter ces convois par la Praille est une bonne nouvelle pour Carouge. C’est un premier succès et un réel soulagement de savoir que notre commune sera épargnée en cas de fuite de chlore.

    Mais combien d’autres villes continueront quotidiennement à trembler à chaque convoi de chlore en se demandant quand et où se produira l’accident fatal?

    Il est inacceptable que la population soit mise en danger pour permettre aux entreprises de faire des économies en achetant leur chlore moins cher à l’étranger ! En cas de fuite, le chlore, transporté à l’état liquide, se transforme aussitôt en un gaz extrêmement toxique au contact de l’air, se propageant rapidement : une fuite de chlore liquide, même minime, peut polluer un important volume d’air. L’inhalation d’une forte quantité de chlore est mortelle.

    C’est pourquoi il faut soutenir la pétition des Verts genevois, vaudois et valaisans auprès de nos autorités fédérales afin qu’elles entrent enfin en négociation avec les deux entreprises concernées pour que le chlore ne soit plus transporté à travers le pays mais produit sur place.

    Signez la pétition en ligne sur: https://secure.avaaz.org/fr/petition/Au_Conseil_federal_Conseil_des_Etats_et_Conseil_national_Stop_au_transport_de_chlore_pour_proteger_la_population/?dZstJdb&pv=5

    Merci !