Humeur

  • RIE III – la réforme doit être neutre fiscalement

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    N'en déplaise à ceux qui martèlent depuis deux jours qu’ ils n’ont pas réussi à faire comprendre les vrais enjeux à la population, le rejet de la RIE III par le peuple n’est de loin pas qu’une question de communication. Au contraire, si la population ne s’est pas laissée abuser par les sirènes alarmistes des pertes d’emplois, c’est qu’elle a bien compris que l’objectif principal de cette proposition de réforme était ailleurs. Et sur toutes les lèvres des partisans du NON à la RIEIII le même message: « Nous ne voulons pas payer pour l’octroi de cadeaux fiscaux supplémentaires aux grandes entreprises. »

     

    Au-delà de RIE III, ce message envoyé par la population démontre surtout que les citoyens peinent de plus en plus à croire encore au mirage néo-libéral des années Thatcher. Ils ont compris qu’outre l’aspect immoral d’une telle démarche, les cadeaux fiscaux accordés aux plus nantis ne faisaient qu’appauvrir notre pays.  Notre population peut constater au quotidien les conséquences dramatiques de ces politiques qui concentrent les richesses entre les mains de quelques-uns en laissant le fardeau de la lutte contre la précarité et pour la cohésion sociale du ressort des seules classes moyennes. 

    De plus en plus de PME réalisent aussi qu’elles sont utilisées par les organismes économiques aux mains des multinationales pour faire passer des réformes qui paupérisent la Suisse et les rendent moins compétitives. Elles ont compris que la baisse des mandats publics les touche directement et que cette course vers le bas, vers le moins-disant, est destructrice non seulement pour notre société mais aussi pour leurs affaires car elles ne reçoivent que les miettes de ces réformes libérales.

     

    Il est temps que la droite plus modérée se détache de ses tentations néo-libérales et s’émancipe des lobbys des grands groupes corporatistes pour revenir à la défense des intérêts socioéconomiques régionaux à moyen et long-terme. Cela implique de construire ensemble un tissus économique varié et durable, créateur d’emplois de qualité et respectueux de l’environnement.

    Il s’agit en premier lieu de repenser la RIEIII afin qu’elle soit débarrassée de toutes les niches fiscales et qu’elle arrête un taux d’imposition plancher qui ne favorise pas le dumping avec l’étranger et limite la concurrence fiscale entre cantons.

    C’est la seule façon de répondre aux citoyens qui ont exigé dimanche que cette réforme ne leur coûte rien, ni en augmentation d’impôts, ni en baisse de prestations !

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  • Des mesures d'un autre temps...

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    Le soutien au mouvement social dans la fonction publique s’impose car les mesures d’économies, annoncées par le Conseil d’Etat, sont non seulement incohérentes et contre-productives mais surtout contraires à une vision progressiste de notre société et de son évolution.

    En prévoyant notamment une augmentation du temps de travail des fonctionnaires, passant à 42 heures par semaine sans compensation salariale, le Conseil d’Etat montre une fois de plus son manque de vision et précise sa volonté de précariser le marché du travail.

    Car si les fonctionnaires se voient encore souvent octroyer de meilleures conditions que leurs homologues du privé, c’est bien dans une perspective de tirer le marché du travail vers le haut. On constate d’ailleurs qu’à Genève, on travaille en moyenne 40,9 heures dans le privé. Dès lors, détériorer le secteur public ne renforcera pas les droits des salariés du privé mais, bien au contraire, réduira encore plus leurs perspectives d’amélioration.

    Cette mesure qui vise à augmenter le temps de travail est surtout contraire à une vision sociétale qui a pour objectif une meilleure répartition du temps de travail et une revalorisation du temps libre, qui a des retombées positives sur la collectivité, puisqu’il est partiellement consacré à une participation de proximité. Elle va à l’encontre d’une vision de société basée sur la qualité de vie, le bien-être des salariés et la défense des services de qualité. Au lieu de charger encore la barque, l'augmentation de l'absentéisme devrait au contraire être une sonnette d'alarme sur la souffrance au travail. Ainsi, au lieu de proposer la semaine à 42 heures, le Conseil d’Etat devrait miser sur une réduction du temps de travail qui aurait des conséquences positives sur l'emploi tout en participant à l'effort budgétaire grâce à une meilleure productivité.

    Au-delà de cette mesure, l’objectif du Conseil d’Etat de réduire de 5% les charges de personnel d’ici à 2018 impliquera une dégradation du service public, puisque la population qui en bénéficie ne cesse d’augmenter.

    Nous sommes en droit d’attendre autre chose de notre Conseil d’Etat qu’un nouveau budget sans vision claire, sans audace et ancré dans une logique totalement dépassée, autre chose qu’une liste à la Prévert de mesures incohérentes et contre-productives.

    Nous sommes en droit d’attendre de notre gouvernement qu’il entame enfin la nécessaire reconversion économique, écologique et sociale dont notre canton a tant besoin.

  • Une cabale indigne de Carouge

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    Chère Jeannine,

    Tu fais l’objet depuis une semaine d’une « chasse à la femme » indigne de notre ville. Les réseaux sociaux et médias, avides d’articles racoleurs, se sont enflammés pour cette non-histoire. Ton nom ainsi que celui de ton mari ont été trainés dans la boue. C’est honteux !

    Tu as aujourd’hui pris la décision de renoncer à un appartement que tu t’étais pourtant vu légitimement attribuer. Mais lorsqu’il y a cabale, la justice n’a plus sa place.

    Peu importe par exemple que parmi tes détracteurs, dont les visées politiques sont à peine voilées, nombreux soient ceux qui occupent des appartements loués auprès d’une fondation carougeoise ou de la caisse de pension de la ville. Et si ce n’est pas eux qui les occupent, ce sont leurs filles ou fils qui ont pu bénéficier de ce critère de « lien fort avec Carouge » qui est, on le sait depuis longtemps, déterminant. Peu importe non plus que ce critère, que nos deux formations politiques n’ont jamais vraiment soutenu, ait toujours été défendu becs et ongles par ceux-là mêmes qui aujourd’hui te conspuent.

    Tu as su, malgré ces attaques insensées et injustes, faire la part des choses et garder à l’esprit ton engagement pour notre ville. Puisse ta décision de renoncer à cet appartement apaiser les esprits et ramener un peu de sérénité à Carouge.

    Malheureusement rien n’est moins sûr, les loups n’étant jamais vraiment rassasiés. Ceux-là mêmes qui, de façon répétée, ternissent les institutions et l’image de notre belle ville de Carouge. Ceux-là mêmes qui n’hésitent pas à mentir, trahir et salir tout ce qu’ils touchent. Ceux-là mêmes qui réduisent la vie politique et les enjeux d’une ville de 21'000 habitants à des faits divers qu’ils montent en épingle pour se faire mousser. Ceux-là mêmes qui n’ont tellement pas de vision, tellement pas de convictions, tellement pas d’idées, d’arguments et d’éthique qu’ils ne peuvent concevoir la vie politique que comme un champ de boue où tous les coups sont permis.

    Il va sans dire que si Carouge n’avait pu compter que sur les traîtres, les menteurs et les enragés qui passent leur temps à déverser leur fiel sur leurs blogs et réseaux sociaux, elle n’aurait jamais bénéficié du rayonnement et de la qualité de vie qu’on lui connait aujourd’hui.

    Oui Jeannine, dis-toi que si Carouge compte aujourd’hui un magnifique centre historique, des crèches, des théâtres, un stade de foot et de nombreuses entreprises de qualité, c’est que depuis des siècles des gens visionnaires, engagés et talentueux, un peu à ton image, ont su donner toute leur énergie pour notre ville.

    Je suis fier de partager avec toi cette législature et tant pis pour les malhonnêtes et les grincheux !

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  • Mobilité: Au Conseil d’Etat de tenir parole et d’agir !

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    Il y a encore deux mois, personne n’aurait pu imaginer un tel résultat pour un sondage traitant de la mobilité. La campagne pour la traversée de la rade battait son plein et pas un jour ne passait sans une attaque ciblée contre la mobilité douce et les TPG responsables selon leurs détracteurs de tous les maux.

    Mais le peuple genevois a ceci de bien qu’il sait remettre à leur place ceux qui s’octroient un peu trop de libertés en son nom.

    C’est ce qui est arrivé, depuis cet été, au lobby pro-voitures qui pensait jusque-là être légitimé pour définir unilatéralement les priorités pour Genève.

    Ainsi, après avoir renvoyé à leurs études les défenseurs de la traversée de la rade, les genevois ont délivré à notre Conseil d’Etat une vision claire et sans équivoque de leurs priorités en matière de mobilité à Genève.

    Les sondés demandent en premier lieu que l’amélioration des transports publics soit une priorité sur tout le territoire du canton et non pas uniquement dans l’hypercentre. Ils sont 57% à le demander en périphérie, rejoignant en cela l’initiative des Verts déposée en 2013 et sur laquelle les citoyens devraient être prochainement appelés à se prononcer.

    Dans l’hypercentre et le centre, pour respectivement 90 % et 80 % des sondés, les Transports publics et la mobilité douce doivent se partager la priorité. Ce résultat traduit une demande d’actions concrètes visant à sortir le trafic de transit et pendulaire du centre et tout particulièrement des quartiers d’habitation. C’est aussi l’expression du ras-le-bol des habitants face au manque d’engagement du gouvernement cantonal dès lors que l’on parle d’aménagements pour piétons et cyclistes.   

    En résumé, les sondés demandent que soit instaurée à Genève une politique courageuse et visionnaire de la mobilité, seule capable d’offrir à nos habitants la qualité de vie qu’ils méritent.

    Le Conseiller d’Etat en charge du département des transports s’est engagé à de nombreuses reprises à respecter les résultats de ce sondage et à s’en inspirer largement pour définir sa politique. J’espère vraiment qu’il saura tenir parole et appliquer courageusement, sur tout le territoire cantonal, les orientations claires et sans équivoque données par les genevois !

  • La Maire de Zürich à Carouge

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    Jeudi soir les autorités exécutives de la ville de Zürich sont arrivées à Genève. Première escale: Carouge. Balade à pied dans notre ville organisée par Gianna Loredan avec découverte de ses jardins privés et escale au sommet de la 6ème tour.


    Vue imprenable sur la cité Sarde et échanges sur les bonnes pratiques entre villes qui, même si elles sont de tailles très différentes, partagent des mêmes principes et objectifs : qualité de vie, solidarité, durabilité, convivialité.

    La visite se termine par un apéritif suivi d’un repas au Café du Marché.

     

    La Maire Corine Mauch  tout comme l’ensemble des autorités de la ville de Zürich repartiront avec le souvenir d’une petite ville adjacente à Genève qui dégage vraiment une atmosphère particulière, une ville où l’ « on ne se sent pas vraiment en Suisse ». Propos presque subversifs à l’heure des festivités du 200ème !

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