Le blog de Nicolas Walder - Page 2

  • L’heure du choix a sonné !

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    Qu’est-ce que les Verts genevois ont en commun avec les dizaines de milliers de jeunes qui ont défilé dans les rues de Suisse, l’adolescente suédoise Greta Thunberg, l’ONU, la plupart des ONG, le GIEC, la quasi-totalité de la communauté scientifique et des milliers de personnalités à travers le monde ?

    Nous partageons ensemble la conviction – passablement étayée – que la situation de notre planète est le défi le plus gigantesque que l’humanité n’ait jamais eu à surmonter et que l’urgence climatique nous met aujourd’hui devant un choix cornélien : changer fondamentalement et très rapidement notre système économique et notre mode de consommation occidental ou accepter la disparition programmée à brève échéance de notre civilisation, voire de l’humanité.

    Est-ce du catastrophisme ? Malheureusement non.  La multiplication des catastrophes naturelles ainsi que les premiers effets visibles du réchauffement climatique dans notre pays - fonte massive des glaciers, fréquence des périodes de fortes chaleurs et sécheresses, météo de plus en plus capricieuse qui met en péril bon nombre d’exploitations agricoles et de zones résidentielles de montagne - sont là pour nous le rappeler. D’autant plus que ces constats sont largement étayés par des rapports scientifiques qui nous mettent en garde depuis plusieurs décennies contre les conséquences dramatiques du réchauffement climatique, de la chute de la biodiversité et de l’épuisement des ressources.

    Face à de tels enjeux, on se doit d’être honnête avec la population. L’urgence climatique ne nous laisse en effet plus le temps – on parle de 12 ans -  d’y répondre, comme par le passé, avec des belles promesses et quelques « mesurettes ».

    Pour inverser la tendance et donc donner une chance à nos petits-enfants de bénéficier d’une planète viable, nous devons dès aujourd’hui accepter de faire des choix courageux et difficiles. Ces décisions affecteront notre quotidien et notre rapport à la consommation ainsi que notre manière d’envisager la croissance, passant d’une vision purement quantitative à une approche plus qualitative qui privilégie les activités pauvres en CO2. Nous devrons bien sûr repenser notre rapport à la terre et réapprendre à mieux partager les richesses car en accréditant l’idée que les ressources sont limitées, on se doit d’en refuser l’accaparement par quelques « happy few ».

    Et s’il est raisonnable de dire que le monde entier est concerné et que ce n’est ni Genève ni la Suisse qui pourront, à elles seules, sauver la planète, ça ne peut pas être une excuse à la non-action. D’abord parce que les suisses comptent parmi les plus gros contributeurs au réchauffement climatique. Mais aussi et surtout parce que si chacun attend de l’autre le premier pas, on risque de tous disparaître avant que la moindre décision n’ait été prise.

    Nos jeunes qui manifestent pour le climat l’ont bien compris lorsqu’ils nous demandent d’arrêter avec la politique de l’autruche et d’agir avant qu’il ne soit trop tard.

    Ainsi, c’est parce que l’heure du choix a sonné et qu’il faut commencer cette année déjà à inverser la tendance que je vous invite à voter OUI le 10 février à l’initiative Stop mitage afin de renforcer la protection de notre territoire et NON le 19 mai à la RFFA afin de refuser une nouvelle fuite en avant vers cette croissance purement quantitative qui détruit notre planète.

  • Le mariage pour toutes et tous est au cœur des valeurs des Verts

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    Les récentes déclarations dans la Tribune de Genève d’une de nos membres, élue au Conseil Municipal de Meyrin, sont aux antipodes des valeurs fondamentales des Verts genevois et de leur programme.

    Le parti que je préside s’est en effet toujours battu pour le mariage pour toutes et tous et contre la conception archaïque et étriquée du couple que cette élue soutient. Pour les Verts, c'est justement parce que ce que les gens font au lit ne concerne pas L’État qu'il ne doit pas discriminer une forme d'amour par rapport à une autre. Les couples LGBTIQ doivent dès lors bénéficier de la même reconnaissance et des mêmes droits et devoirs qu'un couple hétérosexuel,  qu’il s’agisse du mariage civil, de l’adoption ou de l’accès à la procréation assistée.

    Si nous combattons actuellement la nouvelle loi sur la laïcité, c’est parce que nous n’acceptons pas les discriminations liées aux religions et cultures et parce que nous défendons la liberté de pouvoir choisir sa tenue vestimentaire, en lien ou non avec son appartenance religieuse.

    Et c’est aussi parce que nous refusons les discriminations liées au genre et à la sexualité que nous exigeons l’égalité salariale entre femmes et hommes ainsi que l’accès au mariage pour toutes et tous.

    La lutte contre les discriminations ainsi que contre toute forme de racisme, d’antisémitisme, de sexisme, d'homophobie et de transphobie est au cœur de nos valeurs et nous ne transigerons ni sur ce principe, ni sur la symétrie des causes.

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  • RIE III – la réforme doit être neutre fiscalement

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    N'en déplaise à ceux qui martèlent depuis deux jours qu’ ils n’ont pas réussi à faire comprendre les vrais enjeux à la population, le rejet de la RIE III par le peuple n’est de loin pas qu’une question de communication. Au contraire, si la population ne s’est pas laissée abuser par les sirènes alarmistes des pertes d’emplois, c’est qu’elle a bien compris que l’objectif principal de cette proposition de réforme était ailleurs. Et sur toutes les lèvres des partisans du NON à la RIEIII le même message: « Nous ne voulons pas payer pour l’octroi de cadeaux fiscaux supplémentaires aux grandes entreprises. »

     

    Au-delà de RIE III, ce message envoyé par la population démontre surtout que les citoyens peinent de plus en plus à croire encore au mirage néo-libéral des années Thatcher. Ils ont compris qu’outre l’aspect immoral d’une telle démarche, les cadeaux fiscaux accordés aux plus nantis ne faisaient qu’appauvrir notre pays.  Notre population peut constater au quotidien les conséquences dramatiques de ces politiques qui concentrent les richesses entre les mains de quelques-uns en laissant le fardeau de la lutte contre la précarité et pour la cohésion sociale du ressort des seules classes moyennes. 

    De plus en plus de PME réalisent aussi qu’elles sont utilisées par les organismes économiques aux mains des multinationales pour faire passer des réformes qui paupérisent la Suisse et les rendent moins compétitives. Elles ont compris que la baisse des mandats publics les touche directement et que cette course vers le bas, vers le moins-disant, est destructrice non seulement pour notre société mais aussi pour leurs affaires car elles ne reçoivent que les miettes de ces réformes libérales.

     

    Il est temps que la droite plus modérée se détache de ses tentations néo-libérales et s’émancipe des lobbys des grands groupes corporatistes pour revenir à la défense des intérêts socioéconomiques régionaux à moyen et long-terme. Cela implique de construire ensemble un tissus économique varié et durable, créateur d’emplois de qualité et respectueux de l’environnement.

    Il s’agit en premier lieu de repenser la RIEIII afin qu’elle soit débarrassée de toutes les niches fiscales et qu’elle arrête un taux d’imposition plancher qui ne favorise pas le dumping avec l’étranger et limite la concurrence fiscale entre cantons.

    C’est la seule façon de répondre aux citoyens qui ont exigé dimanche que cette réforme ne leur coûte rien, ni en augmentation d’impôts, ni en baisse de prestations !

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  • N'oubliez pas d'aller voter OUI pour le RBI!

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    Le RBI (revenu de base inconditionnel) est l’objet le plus novateur et enthousiasmant sur lequel le peuple suisse ait eu à se prononcer depuis très longtemps.

    C’est un formidable outil d’émancipation qui permettra de libérer les talents et les énergies des habitants. Car aujourd’hui, la nécessité d’assurer sa survie contraint de nombreuses personnes à renoncer à vivre leurs rêves ou à suivre leurs vocations.

    Avec le RBI, on choisira sa voie, sachant qu’on pourra toujours compter sur un revenu de base. De quoi prendre des risques dans sa vie professionnelle en optant par exemple pour la création d’une start-up ou pour des métiers aujourd’hui peu rentables (artisans, agriculteurs, etc.).

    Le RBI permettra aussi de mieux concilier vie privée et vie professionnelle, facilitant la prise d’un congé sabbatique ou la réduction du temps de travail afin de se former, de s’occuper de ses proches ou de s’investir dans des activités caritatives. Et pour toutes celles et ceux qui pensent que le RBI ne fera que pousser nos habitants à la paresse, je les invite à observer les multimillionnaires qui restent actifs malgré des revenus assurés sur plusieurs siècles. Pensez-vous vraiment que l’ADN des pauvres est à ce point différent qu’ils ont eux besoin du bâton pour avancer? Le RBI, dont le financement pourra être facilement assuré ne serait-ce que par un prélèvement symbolique sur les transactions financières, est soutenu par de nombreux économistes.

    Ceux-ci sont très préoccupés par le manque d’anticipation et de préparation de notre pays face aux bouleversements socioéconomiques et écologiques en cours. La vague de robotisation et d’informatisation de la production ainsi que les nouveaux modes de consommation laissent entrevoir la suppression prochaine de centaines de milliers d’emplois rien qu’en Suisse.

    A cela s’ajoute la nécessaire transition écologique qui, pour adapter notre empreinte carbone, nous obligera à réduire notre consommation, et donc notre production, accentuant d’autant la perte d’emplois rémunérés.

    Est-ce bien raisonnable de s’opposer à cette tendance mondiale qui inclut une baisse du labeur contraint et une meilleure prise en compte de notre planète sous prétexte qu’elle met en péril des emplois? Au contraire, ne faudrait-il pas prendre acte de la disparition du plein-emploi et offrir à nos concitoyens une alternative crédible pour assurer leur dignité?

    Voter oui au RBI le 5 juin, c’est prendre le parti de l’avenir en offrant à la Suisse un outil moderne et efficace permettant d’avancer sereinement dans le XXIe siècle en conciliant dynamisme économique et protection sociale.

    (http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/initiative-revenu-base-inconditionnel/story/28898215)

     

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  • 1er mai: l'occasion de réinventer le travail!

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    Notre région connait depuis plusieurs années une croissance du PIB soutenue. Le nombre de millionnaires n’a cessé d’augmenter dans notre pays, au point qu’ils ne savent plus quoi faire de leurs capitaux. Cette situation, selon les théories économiques libérales aurait dû depuis longtemps nous apporter à tous richesse et prospérité.

    Et pourtant, les chiffres du chômage stagnent à Genève depuis plusieurs années. C’est dire que ni les réformes libérales visant à faire porter la responsabilité sur les chômeurs eux-mêmes, ni celles des populistes visant à la faire porter sur les frontaliers et les étrangers n’auront aidé les nombreux genevois en recherche d’emploi.

    Quant à la pauvreté et la précarité, elle n’ont cessé d’augmenter durant ces mêmes années, y compris pour de nombreux travailleurs dont les conditions se sont notoirement dégradées.

    Comment expliquer dès lors que dans l’une des régions les plus prospère du monde nous n’arrivions pas à offrir un minimum de dignité et de solidarité à tous les habitant-e-s si ce n’est que le système libéral en place ne fonctionne pas. Que la recherche effrénée de profits et de croissance ne profite pas aux plus démunis.

    C’est pourquoi les Verts soutiendront les syndicats afin de défendre les conditions des salariés, qu’il s’agisse des emplois du secteur public ou du privé. Car on le sait bien, lorsque les conditions du secteur public se détériorent, celles du secteur privé tendent également à régresser.

    Nous continuerons également à porter des réformes visant à réduire la pénibilité et la dépendance au travail telles que la réduction du temps de travail, le congé parental étendu, la retraite anticipée ou encore le salaire minimum.

    Et si ce système libéral exclut plus qu’il n’intègre, il est également responsable d’une destruction irrémédiable de notre environnement. En effet, pour assurer sa survie et répondre à l’avidité sans limites de quelques « happy few », il nous oblige à consommer toujours plus et ainsi à détruire chaque année un peu plus notre planète.

    Et c’est dans un véritable cercle vicieux que nous a plongé ce système. Car autant le citoyen a besoin d’un emploi pour vivre, autant ceux-ci dépendent de la production et donc de la consommation.

    Ainsi, et là se trouve le paradoxe de cette situation, si la réduction de notre consommation est la condition sine qua non pour assurer la préservation de notre planète, son application entrainerait, dans le système actuel, la disparition d’un nombre important d’emplois, condamnant encore plus de personnes à la précarité.

    Devant un tel constat, les Verts entendent défendre des réformes ambitieuses qui remettent autant en question notre société de consommation ou la répartition des richesses que la place du travail dans la société.

    C’est ainsi que nous nous engageons à promouvoir des emplois durables tels que portés par notre initiative fédérale pour une économie Verte qui sera soumise au peuple à l’automne prochain. Ce texte demande à notre gouvernement d’organiser concrètement la transition vers une économie durable et circulaire.

    Mais c’est aussi par un soutien entier et sans limites à des réformes sociétales ambitieuses qui transformeront radicalement notre rapport au travail, à l’instar du Revenu de Base Inconditionnel qui vise à allouer à chacune et chacun de quoi vivre une vie digne et ce indépendamment de son accession à un travail rémunéré.

    Oui, les défis liés aux nouveaux modèles économiques ainsi qu’aux limites écologiques nous poussent à inventer des nouveaux rapports au travail et à la production.

    En ce jour du 1er mai, il faut oser soutenir pour le 21ème siècle les réformes ambitieuses et courageuses dont notre société a besoin afin d’offrir dignité, sérénité et liberté à tous nos habitant-e-s!

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