Le blog de Nicolas Walder - Page 7

  • Les ainés ne représentent pas une catégorie homogène

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    A l’heure où l’on entend des commentateurs parler au nom des trois millions de catoliques en Suisse, comme si ceux-ci constituaient un groupe compact aux aspirations convergentes, me revient la question de l’hétérogénéité identitaire de l’être humain.

     

    L’identité de chacun se construit sur différents critères - culturels, socioéconomiques ou biologiques - plus ou moins objectifs (communauté, classe sociale, cohorte, religion, physique, etc… ). L’importance de ceux-ci pour la personne concernée étant directement correllée au poids que la société leur attribue.

     

    C’est pourquoi, attribuer des désirs, besoins ou avis à un groupe d’individus en fonction d’un seul critère est non seulement idiot mais surtout dangereux. Car cette simplification extrême des individus entraine trop souvent une « naturalisation » de traits identitaires que les individus se sentent ensuite un devoir de développer sous peine d’exclusion.

     

    Prenons les personnes âgées. Combien de projections ne fait-on pas sur ce soi-disant groupe homogène ?

     

    L’idée même qu’arrivé au 4ème âge on souhaite se reposer et se retirer du brouhaha de la ville nous a conduit durant des décénies à construire la majorité des EMS hors des zones urbaines. Ces établissements sont presque tous munis de magnifiques balcons permettant aux résidants de profiter pleinement et tranquillement de leur temps libre. La réalité montre que les EMS en zone urbaine sont aujourd’hui les plus demandés. Quant aux balcons, ils sont surtout utilisés par les familles lors des visites, les résidants préférant eux en général passer leur temps libre dans le lobby en compagnie d’autres personnes.

     

    C’est dans la même vaine que certains groupes politques (dont un particulièrement) attribuent aux personnes âgées un amour imodéré des enfants. Sur le présupposé que le « vieux » est naturellement enclin à rechercher la compagnie d’enfants, ils n’hésitent pas à proposer l’utilisation bénévole de cette catégorie sociale pour la garde d’enfants. On aurait ainsi, avec eux, un réservoir géant de « familles de jour » low cost !!

     

    N’en déplaise à ces doux rêveurs, il y a de nombreux séniors qui n’apprécient pas vraiment la présence d’enfants, et surtout ceux des autres. Comme ils n’aiment pas forcément décorer des crèches de Noël ou tricoter.

     

    Notre société doit apprendre à intégrer la diversité des séniors dans nos institutions et processus. Car s’il y a bien des spécificités inérantes au vieillissement, la catégorisation doit s’arrêter là. Le reste n’est que fantasmes projetés.

     

     

     

     

     

     

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  • Les Verts sont plus que jamais nécessaires

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    Depuis quelques années il est de bon ton de prétendre que les Verts n’ont plus d’utilité, les autres partis ayant intégré les concepts de développement durable dans leurs programmes.

    La réalité est malheureusement bien différente.

    Il y a d’abord de multiples raisons de voter écolo, en lien avec nos positions sociales et économiques que nous partageons en grande partie avec nos collègues de l’Alternative.

    Lorsque l’on voit les prises de position de la majorité de droite au Grand Conseil et au parlement fédéral, du PDC à l’UDC, on réalise vite que les nécessaires réformes du système économique ne viendront pas d’elle.

    Leurs oppositions acharnées à l’initiative Minder, au soutien par les plus fortunés à l’assurance chômage, à l’instauration d’un salaire minimum digne ou encore leur détermination à réduire comme peau de chagrin la solidarité fiscale en sont les dernières éclatantes démonstrations.

    Quant aux réformes sociétales telles que par exemple l’égalité hommes-femmes,  la reconnaissance du mariage gay ou encore la dépénalisation de certaines drogues, elles sont malheureusement toujours bloquées par les mêmes qui s’autoproclament défenseurs des libertés individuelles!!


    Dans le domaine de la protection de l’environnement et en dépit de réels progrès effectués dans le verbe, les engagements concrets restent proches du néant.

    Si après l’accident de Fukushima les partis ont tous intégré, par opportunisme, la sortie du nucléaire dans leurs programmes, ils n’hésitent déjà plus, moins de deux ans après, à remettre en question cette décision.

    Sous la pression du lobby nucléaire, le PLR et ses alliés rechignent désormais à honorer leur promesse. Même Doris Leuthard se refuse à fixer une date de sortie.

    Il en va de même pour les OGM. Sous la pression de grands groupes agroalimentaires, la droite parlementaire exige désormais de ne pas reconduire le moratoire au-delà de 2017, ouvrant la porte de notre agriculture à cette technologie des plus hasardeuses. Alors même que cela ne répond ni à une demande de nos paysans ni à un besoin pour les consommateurs.

    On pourrait encore citer l’opposition systématique de ces partis à la mobilité douce et aux transports publics depuis des décennies qui a amené Genève à être aujourd’hui la ville la plus motorisée de Suisse. Le blocage des zones piétonnes ou du projet de Vélibs en sont les derniers exemples.

     

    Alors en cette période de forte urbanisation portée par une croissance démographique et une pression opportuniste de certains lobbys, il est plus que jamais nécessaire de soutenir notre parti qui n’a eu de cesse, depuis 30 ans, de rappeler que la qualité de vie doit être au cœur de nos politiques.

     

     

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  • Situation économique, attention à la prédiction créatrice

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    Si la Grèce est proche de la faillite et plusieurs pays d’Europe traversent une grave crise, la situation en Suisse reste heureusement globalement satisfaisante. A Genève, on vit certes un ralentissement économique mais notre situation est sans commune mesure avec les pays en crise.

    Et pourtant les représentants de la droite carougeoise n’hésitent pas à peindre la situation économique comme dramatique, voire désespérée.

    Hier encore, ils ont redoublé d’inventivité pour nous annoncer la fin proche de la cité sarde si le budget présenté était voté. Population étouffée par la crise, commerçants en faillite, entreprises aux abois, tout y est passé.

    Cette dramaturgie tend en premier lieu à faire sourire. En effet, la droite qui se bat depuis des décennies contre un contrôle des loyers ou des primes maladies voudrait nous faire croire qu’elle s’inquiète désormais du porte monnaie des citoyens de condition modeste.

    D’autre part, si à Carouge ils s’alarment de l’effet de quelques francs d’impôts supplémentaires sur le porte-monnaie des ménages, ils n’ont pas pipé mot sur la proposition du PLR cantonal d’augmenter linéairement de près de 350.-sfr les impôts de tous les citoyens (y compris les carougeois), quels que soient leurs revenus.

    Une droite avec le PDC en tête qui n’a pas non plus hésité a appeler de ses vœux la prochaine réforme de la fiscalité des entreprises qui pourrait faire perdre pas loin de 20 millions à Carouge. Que les citoyens soient appelés à passer à la caisse pour compenser ces pertes n’émeut pas outre mesure ses représentants qui se battent depuis des années pour offrir des allégements fiscaux à quelques privilégiés.

    Mais en dehors de ces considérations politiques, la stratégie visant à dramatiser outrancièrement la situation comporte des risques très sérieux. Car si l’économie Suisse est en grande partie basée sur les exportations, la consommation intérieure reste primordiale pour de nombreuses PME.

    Alors à force de nous dire que ça va mal et que la situation est désespérée, il ne serait pas étonnant que les citoyens décident de réduire leurs dépenses entrainant cette fois vraiment la Suisse dans une crise économique.

    C’est ce qui s’appelle la prédiction créatrice…

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  • Le vélo en libre service: pourquoi tant de haine ?

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    Bientôt dix ans de réflexion et de travail. Dix ans que la ville de Genève puis le canton et les Transports publics travaillent à mettre sur pied un projet de vélos en libre service. Dix ans que des élus, verts, socialistes, PDC ou PLR demandent que Genève se dote de ce système qui représente un atout tant pour la mobilité des habitants que pour celle des touristes.

    Alors que toutes les villes, les unes après les autres, intègrent ce système dans leur réseau de transport public, notre Grand Conseil continue de pinailler pour …700'000.- sfr.

    Et pourtant, grâce à Mme Künzler qui s’est engagée pleinement dans ce projet, une vision cantonale a été développée. Car contrairement à ce que clament leurs opposants, l’option communale pure n’est pas souhaitable. Il est en effet nécessaire que le système soit identique sur l’ensemble du territoire et géré de manière coordonnée.

    D’autre part, et c’est là le grand avantage du projet genevois, il est facteur d'insertion sociale et a été pensé en cohérence complète avec le réseau de transports publics. Les stations sont situées à proximité des arrêts de bus favorisant d’autant la complémentarité.

    Quant au coût, si l’investissement est à la charge des communes, le fonctionnement est partagé à parts égales entre les communes, les TpG et le canton, soit 700'000.-sfr la part. Juste pour rappel, ce montant qui pourrait faire capoter un tel projet d'importance cantonale correspond à la création de … 11 places souterraines de parking !!

    Ces attaques de la droite et en particulier du PLR cantonal sont d’autant plus incompréhensibles que leurs élus en ville de Genève ont jusqu'ici fortement soutenu ce projet.

    Tout autant ahurissante est la position de la droite carougeoise opposée au projet dont certains élus sont également députés. Ceux-ci ne peuvent ignorer que s’ils votent contre la participation du canton, la totalité du financement incombera aux communes.

    Car il est hautement probable que la ville de Genève installe quoi qu'il arrive le réseau vls sur son territoire. Ainsi, Carouge n’aura d’autre choix que de payer l’entier de la facture ou alors rester sur le carreau, privant la population de ce système et péjorant du même coup son accessibilité pour les touristes.

    Mais à Carouge comme à la rue de l'Hôtel-de-Ville, certains élus, aveuglés par les prochaines échéances électorales, n’hésitent plus à faire passer l’intérêt général au second plan.

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  • Budget 2013 : être responsable et assumer ses choix

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    Cette année, le canton, la ville ainsi que certaines communes devront procéder à des choix budgétaires difficiles en raison d’une compression annoncée de leurs recettes.

     

     

    Pour les communes, il s’agit en particulier de celles, comme Carouge, qui bénéficient de la présence d’institutions bancaires sur leur territoire. Ce secteur traversant quelques turbulences cette année, les prévisions 2013 ne sont pas excellentes.

     

    Dans cette situtation, les remèdes diffèrent peu: optimiser les recettes et/ou comprimer les dépenses. Les exécutifs, de droite comme de gauche, présentent en ce moment des budgets qu’ils considèrent comme les plus adaptés pour faire face à cette situation sans péjorer encore plus la conjoncture économique et les conditions de vie des habitants.

     

    Si les exécutifs doivent soumettre un budget, on est en droit d’attendre des élus municipaux et des députés, tous partis confondus, d’étudier le contenu du budget présenté avant de prendre position. Libre à eux ensuite de proposer des modifications en fonction de leurs souhaits.

     

    Qu’ils s’opposent au budget si leurs propositions se voient refusées par l’hémicycle, je le comprends parfaitement. Mais qu’ils refusent l’entrée en matière (Grand Conseil...alors que la droite est doublement majoritaire) ou annoncent le référendum avant même d’avoir eu connaissance des détails du budget (Carouge), ce n’est pas très glorieux, ni sérieux. D’autant plus pour des partis (PLR et PDC) qui se disent responsables et pragmatiques.

     

    A Carouge, j’ose encore espérer qu’ils sauront agir comme des élus et non de simples militants et annoncer clairement quelles prestations ils proposent de couper pour compenser les baisses de recettes qu’ils recommandent.

     

    A moins bien sûr qu’ils n'osent pas assumer leurs choix et préfèrent l’option de facilité visant à faire croire à la population qu’on peut améliorer les prestations publiques (sécurité, soutien familles, sport, culture,…) tout en réduisant les impôts.

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