Le blog de Nicolas Walder - Page 9

  • Une collaboration plus efficace entre canton et communes

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    L’Etat de Genève entre dans une période de turbulence en matière de recettes fiscales. Si la majorité du Grand Conseil persiste dans sa volonté de ne pas relever les impôts, il n’y aura d’autre solution que de réduire les prestations.

    Ce sujet étant hautement politique et les députés n’ayant jamais été très enclins à effectuer des choix clairs (et de les assumer auprès de la population), la tentation sera forte une fois de plus pour l’Etat de chercher à « transférer » des charges aux communes.

    A elles, ensuite, de porter la responsabilité d’augmener les impôts ou de baisser leurs propres prestations pour y faire face.

    Outre que cette manière de collaborer est irespectueuse et pas très courageuse, elle est également complètement innefficace.

    Car cette dynamique de « sous-traitance des coûts » ne fait que transférer les charges et non les réduires. Dès lors, pour le citoyen lambda, pour qui la gueguerre entre le canton et la ville est à des années lumières de ses préocupations quotidiennes, il s’agit d’un jeu à somme nulle.

    L’intérêt collectif voudrait au contraire que l’Etat et les communes s’engagent dans une vraie collaboration. Une collaboration où chacun assume des charges mais également des responsabilités.

    J’aimerais suggérer à l’Etat, s’il entend véritablement réduire ses dépenses, qu’il commence par transférer aux communes des responsabilités claires en matière de proximité, et particulièrement dans les domaines liés à la sécurité, la mobilité, ou encore, dans une certaine mesure, l’aménagement.

    A l’Etat de poser le cadre et de développer les règlements d’application. Aux communes de réaliser, à l’intérieur de ce cadre, ce qui relève de la proximité.

    Plus besoin dès lors d’innombrables études et autres bilans avant de pouvoir ajouter un passage piétons ou une place livraison sur une route communale. Poser un abribus, un miroir à la sortie d’un parking ou dessiner un sigle devant une école pour que les automobilistes ralentissent sont des actes qui ne devraient pas nécessiter l’implication directe de l’Etat.

    Qu’ils relèvent d’une réglementation stricte assortie de contrôles réguliers certe, mais que chacun de ces actes soit soumis à une autorisation très coûteuse de l’Etat est contreproductive.

    Car non seulement cela consomme une bonne partie des ressources de l’administration cantonale qui n’arrive plus à assumer ses vraies tâches, soit les projets d’intérêt cantonal, mais cela décrédibilise les autorités locales qui peinent à expliquer à leur population qu’il faut de long mois (dans le meilleur des cas !!) pour poser un petit abri vélos ou créer une place de parking « handicapés ».

    Si l’Etat entend durablement réduire ses coûts en tablant sur une meilleure gestion, qu’il commence par accepter qu’il ne peut plus être omnipotent. Qu’il accepte enfin de partager la gestion de la cité avec les communes pour le bien de tous.

  • Tambourine : les propos dérangeants de plusieurs députés

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    Ce soir, les députés ont majoritairement adopté un projet de loi accordant un crédit pour la construction de la nouvelle HEG sur le périmètre de Batelle. Malgré les oppositions des Verts, de l'UDC et de la majorité des socialistes, ce projet de loi a été adopté, et ce en dépit des demandes répétées de l'association des habitants et du Conseil municipal de Carouge, tous partis confondus.

    Comme l'ont répété en coeur les députés Weiss, Meytan, Hohl, Stauffer ou encore le Conseiller d'Etat Mueller, la formation de nos jeunes et la compétitivité de Genève en matière de hautes écoles sont autrement plus importantes qu'un petit groupe de "privilégiés" qui ne pensent qu'à "protéger leur jardin".

    Le plus choquant ce soir ce n'est pas le résultat du vote qui, malgré tout, était prévisible. Ce sont plutôt les propos tenus par les remprésentants du PLR, du PDC et du MCG qui m'ont interpellé. Ces élus ont en coeur fait passer les habitants de la Tambourine pour des nantis égoïstes et accusé les représentants des autorités carougeoises d'avoir réagit uniquement dans une perspective électoraliste. Comme si seuls les élus cantonaux avaient la hauteur de vue et d'esprit leur permettant d'évaluer l'intérêt collectif.

    Messieurs les députés, vous pouvez voter ce que bon vous semble, c'est votre droit. Toutefois vous devriez vous souvenir qu'une démocratie a besoin de participation et de proximité pour vivre. Ce n'est pas en décriant les autorités locales et les habitants qui s'engagent pour leur quartier que vous améliorerez la cohésion sociale. Et ce n'est pas non plus comme cela que vous accélérerez la réalisation des projets de construction à Genève.

     

     

     

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  • Emplois : la préférence aux chômeurs

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    Nous avons à Carouge voté une motion des Verts il y a déjà 6 mois demandant des mesures concrètes en faveur des chômeurs de longue durée (emploi prioritaire dans l'administration, mise en relation avec les entreprises, soutien individualisé complémentaire à l'OCE, Incitation auprès des entreprises pour leur engagement, ...).

    Nous n'avons pas hésité à ce que cette motion privilégie les habitants de Genève, voire de Carouge. Pour moi, ceci n'est pas contraire à l'esprit d'ouverture et de tolérence auquel j'aspire. Tout d'abord parce que nous ne pointons personne du doigt. En donnant une priorité géographique, nous n'accusons pas comme certains les frontaliers ou les étrangers. Nous savons pertinement que de nombreux étrangers vivent à Genève alors que des genevois vivent en France.  Sans parler des pendulaires vaudois, neuchâtelois voire même valaisans. Ensuite il ne s'agit pas de privilégier un groupe de gens mais bien de réparer un domage collatéral de nos choix économiques, soit l'exclusion.

    Non, l'idée n'est pas de discriminer mais de donner une priorité claire à une catégorie de la population genevoise qui souffre d'une exclusion injuste. Je suis persuadé que sans remettre en cause les accords de libre échange avec l'Europe et tout en restant ouvert vers le reste du monde, il est possible, à travers ce type de mesures, de réduire notre taux d'exclus de l'emploi qui reste beaucoup trop élevé.

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  • Automobilistes : votez OUI à la mobilité douce le 15 mai !

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    Le titre peut sembler étonnant. Et pourtant il repose sur une logique implacable :

    1) Pour désengorger le trafic, il faut transférer le plus de monde possible vers la mobilité douce ou les transports en commun.

    2) Le confort et surtout la sécurité des aménagements sont reconnus comme des éléments décisifs dans la décision d’abandonner temporairement ou définitivement le transport motorisé individuel pour ses déplacements quotidiens.

    3) Chaque voiture qui reste au parking une journée réduit d’autant les embouteillages. Dès lors, c’est à chaque fois quelques secondes de moins passées dans les bouchons pour les autres automobilistes.

    Et puis, si mes arguments ne vous ont pas convaincu, vous pouvez toujours visionner les aventures de la famille purée produite par le comité d’initiative avec la voix de Jean-Charles Simon (http://vimeo.com/22600829).

    Cette vidéo vous rappelle que l’insécurité des cyclistes et des piétons peut toucher tout le monde. Alors si, comme moi, vous souhaitez  changer la fin du film : Votez OUI à la mobilité douce le 15 mai

     

  • Merci

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    Aujourd’hui, avec mes colistières, nous avons juste envie de vous dire merci. Merci à toutes celles et ceux qui ont soutenu l’Alternative Carougeoise dans cette élection historique en votant nos listes. Merci à toutes les Carougeoises et Carougeois qui se sont engagés pour que cette campagne soit couronnée de succès. Merci pour la confiance que vous nous accordez.

     Nous le savons, c’est à vous que nous devons notre élection. Nous ne l’oublierons pas !