Sécurité

  • Interdire le transport de chlore

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    Il faut convaincre les autorités fédérales de poser un cadre légal qui interdise le transport massif de chlore, en imposant aux entreprises, qui en utilisent en grande quantité, de le produire sur place.

    Cette demande, portée à Berne par la conseillère nationale Anne Mahrer, est la solution la plus écologique et économique mais aussi la seule qui permette de protéger les habitants contre ce risque majeur que constitue le transport du chlore à travers les villes.

    Les convois ferroviaires de chlore se multiplient. En 10 ans, ils ont plus que doublé. Le chlore est désormais acheté à Lyon ou à Grenoble, entre en Suisse par Bellegarde, transite par Genève et repart pour le Valais, en passant par Lausanne, Vevey et Montreux !

    La décision aujourd’hui des CFF de ne plus laisser transiter ces convois par la Praille est une bonne nouvelle pour Carouge. C’est un premier succès et un réel soulagement de savoir que notre commune sera épargnée en cas de fuite de chlore.

    Mais combien d’autres villes continueront quotidiennement à trembler à chaque convoi de chlore en se demandant quand et où se produira l’accident fatal?

    Il est inacceptable que la population soit mise en danger pour permettre aux entreprises de faire des économies en achetant leur chlore moins cher à l’étranger ! En cas de fuite, le chlore, transporté à l’état liquide, se transforme aussitôt en un gaz extrêmement toxique au contact de l’air, se propageant rapidement : une fuite de chlore liquide, même minime, peut polluer un important volume d’air. L’inhalation d’une forte quantité de chlore est mortelle.

    C’est pourquoi il faut soutenir la pétition des Verts genevois, vaudois et valaisans auprès de nos autorités fédérales afin qu’elles entrent enfin en négociation avec les deux entreprises concernées pour que le chlore ne soit plus transporté à travers le pays mais produit sur place.

    Signez la pétition en ligne sur: https://secure.avaaz.org/fr/petition/Au_Conseil_federal_Conseil_des_Etats_et_Conseil_national_Stop_au_transport_de_chlore_pour_proteger_la_population/?dZstJdb&pv=5

    Merci !

  • Sphère privée : le double discours

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    On a beaucoup parlé de sphère privée ces derniers temps.

     

    D’un côté, on nous annonce la prochaine installation de plusieurs caméras de surveillance au cœur de Genève. Après Carouge, le quartier des Pâquis va en effet se voir équipé de caméras.

    Avec une nouveauté de taille : le dispositif prévoit du personnel qui scrutera en direct les images retransmises sur les écrans. Permettant d’observer, jour après jour, les faits et gestes des habitants de ce quartier.

     

    Je ne reviendrai pas ici sur le coût très élevé de ce système qui nécessitera du personnel en nombre pour suivre les péripéties des Pâquisards en direct. Cela, contraintes budgétaires obligent, au détriment des patrouilles policière sur le terrain.

     

    Le rêve de Bentham devient réalité. Un panoptique élargi à tout un quartier, voire une ville. Observer sans être vu. Surveiller des populations entières sans se « salir » avec une présence sur le terrain.

     

    Et en 2013, les rares protestations face aux atteintes évidentes à la sphère privée sont immédiatement balayées.

    Car finalement, n’ont à craindre les caméras de surveillance que celles et ceux qui ont quelque chose à se reprocher. Dès lors, les honnêtes citoyens et leurs biens peuvent se balader tranquiles.

     

    J’ai, je dois le dire, un peu de peine à accepter l’argument. Car il n’y a pas besoin de commettre un crime pour trouver désagréable la sensation d’être épié en permanence.

     

    Et surtout lorsque, quelques jours plus tard, j’entends les mêmes millieux pro-caméras protéger urbi et orbi la sphère privée. Car dès lors que l’on parle d’échange automatique de données bancaires, de transparence fiscale ou de financement des partis, l’argument cité plus haut disparaît comme par magie.

     

    Le secret sur ses impôts, ses revenus ou sa fortune serait-il plus important que celui lié à ses mouvements, ses occupations et ses relations ?

     

    Ou serait-ce une fois de plus la volonté de certaines élites privilégiées de contrôler les milieux populaires tout en s’octroyant, pour leur(s) compte(s), des largesses législatives ?