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  • Une cabale indigne de Carouge

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    Chère Jeannine,

    Tu fais l’objet depuis une semaine d’une « chasse à la femme » indigne de notre ville. Les réseaux sociaux et médias, avides d’articles racoleurs, se sont enflammés pour cette non-histoire. Ton nom ainsi que celui de ton mari ont été trainés dans la boue. C’est honteux !

    Tu as aujourd’hui pris la décision de renoncer à un appartement que tu t’étais pourtant vu légitimement attribuer. Mais lorsqu’il y a cabale, la justice n’a plus sa place.

    Peu importe par exemple que parmi tes détracteurs, dont les visées politiques sont à peine voilées, nombreux soient ceux qui occupent des appartements loués auprès d’une fondation carougeoise ou de la caisse de pension de la ville. Et si ce n’est pas eux qui les occupent, ce sont leurs filles ou fils qui ont pu bénéficier de ce critère de « lien fort avec Carouge » qui est, on le sait depuis longtemps, déterminant. Peu importe non plus que ce critère, que nos deux formations politiques n’ont jamais vraiment soutenu, ait toujours été défendu becs et ongles par ceux-là mêmes qui aujourd’hui te conspuent.

    Tu as su, malgré ces attaques insensées et injustes, faire la part des choses et garder à l’esprit ton engagement pour notre ville. Puisse ta décision de renoncer à cet appartement apaiser les esprits et ramener un peu de sérénité à Carouge.

    Malheureusement rien n’est moins sûr, les loups n’étant jamais vraiment rassasiés. Ceux-là mêmes qui, de façon répétée, ternissent les institutions et l’image de notre belle ville de Carouge. Ceux-là mêmes qui n’hésitent pas à mentir, trahir et salir tout ce qu’ils touchent. Ceux-là mêmes qui réduisent la vie politique et les enjeux d’une ville de 21'000 habitants à des faits divers qu’ils montent en épingle pour se faire mousser. Ceux-là mêmes qui n’ont tellement pas de vision, tellement pas de convictions, tellement pas d’idées, d’arguments et d’éthique qu’ils ne peuvent concevoir la vie politique que comme un champ de boue où tous les coups sont permis.

    Il va sans dire que si Carouge n’avait pu compter que sur les traîtres, les menteurs et les enragés qui passent leur temps à déverser leur fiel sur leurs blogs et réseaux sociaux, elle n’aurait jamais bénéficié du rayonnement et de la qualité de vie qu’on lui connait aujourd’hui.

    Oui Jeannine, dis-toi que si Carouge compte aujourd’hui un magnifique centre historique, des crèches, des théâtres, un stade de foot et de nombreuses entreprises de qualité, c’est que depuis des siècles des gens visionnaires, engagés et talentueux, un peu à ton image, ont su donner toute leur énergie pour notre ville.

    Je suis fier de partager avec toi cette législature et tant pis pour les malhonnêtes et les grincheux !

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  • Situation économique, attention à la prédiction créatrice

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    Si la Grèce est proche de la faillite et plusieurs pays d’Europe traversent une grave crise, la situation en Suisse reste heureusement globalement satisfaisante. A Genève, on vit certes un ralentissement économique mais notre situation est sans commune mesure avec les pays en crise.

    Et pourtant les représentants de la droite carougeoise n’hésitent pas à peindre la situation économique comme dramatique, voire désespérée.

    Hier encore, ils ont redoublé d’inventivité pour nous annoncer la fin proche de la cité sarde si le budget présenté était voté. Population étouffée par la crise, commerçants en faillite, entreprises aux abois, tout y est passé.

    Cette dramaturgie tend en premier lieu à faire sourire. En effet, la droite qui se bat depuis des décennies contre un contrôle des loyers ou des primes maladies voudrait nous faire croire qu’elle s’inquiète désormais du porte monnaie des citoyens de condition modeste.

    D’autre part, si à Carouge ils s’alarment de l’effet de quelques francs d’impôts supplémentaires sur le porte-monnaie des ménages, ils n’ont pas pipé mot sur la proposition du PLR cantonal d’augmenter linéairement de près de 350.-sfr les impôts de tous les citoyens (y compris les carougeois), quels que soient leurs revenus.

    Une droite avec le PDC en tête qui n’a pas non plus hésité a appeler de ses vœux la prochaine réforme de la fiscalité des entreprises qui pourrait faire perdre pas loin de 20 millions à Carouge. Que les citoyens soient appelés à passer à la caisse pour compenser ces pertes n’émeut pas outre mesure ses représentants qui se battent depuis des années pour offrir des allégements fiscaux à quelques privilégiés.

    Mais en dehors de ces considérations politiques, la stratégie visant à dramatiser outrancièrement la situation comporte des risques très sérieux. Car si l’économie Suisse est en grande partie basée sur les exportations, la consommation intérieure reste primordiale pour de nombreuses PME.

    Alors à force de nous dire que ça va mal et que la situation est désespérée, il ne serait pas étonnant que les citoyens décident de réduire leurs dépenses entrainant cette fois vraiment la Suisse dans une crise économique.

    C’est ce qui s’appelle la prédiction créatrice…

    Lien permanent Catégories : Carouge, Finances, Genève 7 commentaires
  • Budget 2013 : être responsable et assumer ses choix

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    Cette année, le canton, la ville ainsi que certaines communes devront procéder à des choix budgétaires difficiles en raison d’une compression annoncée de leurs recettes.

     

     

    Pour les communes, il s’agit en particulier de celles, comme Carouge, qui bénéficient de la présence d’institutions bancaires sur leur territoire. Ce secteur traversant quelques turbulences cette année, les prévisions 2013 ne sont pas excellentes.

     

    Dans cette situtation, les remèdes diffèrent peu: optimiser les recettes et/ou comprimer les dépenses. Les exécutifs, de droite comme de gauche, présentent en ce moment des budgets qu’ils considèrent comme les plus adaptés pour faire face à cette situation sans péjorer encore plus la conjoncture économique et les conditions de vie des habitants.

     

    Si les exécutifs doivent soumettre un budget, on est en droit d’attendre des élus municipaux et des députés, tous partis confondus, d’étudier le contenu du budget présenté avant de prendre position. Libre à eux ensuite de proposer des modifications en fonction de leurs souhaits.

     

    Qu’ils s’opposent au budget si leurs propositions se voient refusées par l’hémicycle, je le comprends parfaitement. Mais qu’ils refusent l’entrée en matière (Grand Conseil...alors que la droite est doublement majoritaire) ou annoncent le référendum avant même d’avoir eu connaissance des détails du budget (Carouge), ce n’est pas très glorieux, ni sérieux. D’autant plus pour des partis (PLR et PDC) qui se disent responsables et pragmatiques.

     

    A Carouge, j’ose encore espérer qu’ils sauront agir comme des élus et non de simples militants et annoncer clairement quelles prestations ils proposent de couper pour compenser les baisses de recettes qu’ils recommandent.

     

    A moins bien sûr qu’ils n'osent pas assumer leurs choix et préfèrent l’option de facilité visant à faire croire à la population qu’on peut améliorer les prestations publiques (sécurité, soutien familles, sport, culture,…) tout en réduisant les impôts.

    Lien permanent Catégories : Carouge 10 commentaires
  • Les rues piétonnes, une bonne façon de lutter contre la sédentarité

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    blog_juillet2012b_photo2.jpgLa sédentarité serait responsable d’au moins un décès sur dix. Les maladies pulmonaires sont en pleine augmentation tout comme les affections liées au bruit. Enfin, on dénombre quotidiennement des accidents aux conséquences dramatiques sur les routes de notre pays.

    Et pendant ce temps, les coûts de la santé ne cessent de croitre rendant le payement des primes de plus en plus aléatoire pour de nombreuses familles.

    Malgré la gravité de cette situation, il n’est toujours pas question, dans le débat genevois, de prendre des mesures fortes. Donner une vraie priorité aux transports publics en fermant certains tronçons aux voitures, rendre les quais et les centres historiques aux piétons, limiter l’entrée des véhicules motorisés pendulaires dans le cœur de la cité ou, comme cela existait il y encore une trentaine d’année, réintroduire des « journées sans voitures »

    Non, il ne s’agit pas aujourd’hui de prendre de telles mesures mais simplement de fermer quelques rues afin de permettre à celles et ceux qui le souhaitent de déambuler tranquillement et à inciter les autres à redécouvrir la vie hors de leur véhicule.

    Et bien, en dépit de l’urgence de promouvoir fermement des modes doux de transport et malgré la modestie de ces projets de piétonnisation, certains citoyens et institutions soutenus allègrement par les partis politiques de droite (à l’exception notable du PDC en ville de Genève), continuent à s’y opposer par tous les moyens.

    Si à Carouge la réalisation de deux petites rues piétonnes dans le centre historique est suspendue à un recours des opposants, en Ville de Genève c’est la population qui aura le dernier mot le 23 septembre suite au référendum lancé par la droite contre la piétonisation de 50 rues.

    Devant l’urgence de la situation, il faut faire des choix. Croire et faire croire que l’on peut continuer à privilégier la voiture tout en préservant la santé et la qualité de vie des habitants est un leurre.

    C’est pourquoi je ne peux qu’appeler les habitants de la Ville de Genève à se rendre aux urnes pour soutenir massivement la création de ces 50 rues piétonnes.

  • Une collaboration plus efficace entre canton et communes

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    blog_2012_juillet_photo.jpg

    L’Etat de Genève entre dans une période de turbulence en matière de recettes fiscales. Si la majorité du Grand Conseil persiste dans sa volonté de ne pas relever les impôts, il n’y aura d’autre solution que de réduire les prestations.

    Ce sujet étant hautement politique et les députés n’ayant jamais été très enclins à effectuer des choix clairs (et de les assumer auprès de la population), la tentation sera forte une fois de plus pour l’Etat de chercher à « transférer » des charges aux communes.

    A elles, ensuite, de porter la responsabilité d’augmener les impôts ou de baisser leurs propres prestations pour y faire face.

    Outre que cette manière de collaborer est irespectueuse et pas très courageuse, elle est également complètement innefficace.

    Car cette dynamique de « sous-traitance des coûts » ne fait que transférer les charges et non les réduires. Dès lors, pour le citoyen lambda, pour qui la gueguerre entre le canton et la ville est à des années lumières de ses préocupations quotidiennes, il s’agit d’un jeu à somme nulle.

    L’intérêt collectif voudrait au contraire que l’Etat et les communes s’engagent dans une vraie collaboration. Une collaboration où chacun assume des charges mais également des responsabilités.

    J’aimerais suggérer à l’Etat, s’il entend véritablement réduire ses dépenses, qu’il commence par transférer aux communes des responsabilités claires en matière de proximité, et particulièrement dans les domaines liés à la sécurité, la mobilité, ou encore, dans une certaine mesure, l’aménagement.

    A l’Etat de poser le cadre et de développer les règlements d’application. Aux communes de réaliser, à l’intérieur de ce cadre, ce qui relève de la proximité.

    Plus besoin dès lors d’innombrables études et autres bilans avant de pouvoir ajouter un passage piétons ou une place livraison sur une route communale. Poser un abribus, un miroir à la sortie d’un parking ou dessiner un sigle devant une école pour que les automobilistes ralentissent sont des actes qui ne devraient pas nécessiter l’implication directe de l’Etat.

    Qu’ils relèvent d’une réglementation stricte assortie de contrôles réguliers certe, mais que chacun de ces actes soit soumis à une autorisation très coûteuse de l’Etat est contreproductive.

    Car non seulement cela consomme une bonne partie des ressources de l’administration cantonale qui n’arrive plus à assumer ses vraies tâches, soit les projets d’intérêt cantonal, mais cela décrédibilise les autorités locales qui peinent à expliquer à leur population qu’il faut de long mois (dans le meilleur des cas !!) pour poser un petit abri vélos ou créer une place de parking « handicapés ».

    Si l’Etat entend durablement réduire ses coûts en tablant sur une meilleure gestion, qu’il commence par accepter qu’il ne peut plus être omnipotent. Qu’il accepte enfin de partager la gestion de la cité avec les communes pour le bien de tous.